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Un avocat anti-féministe soupçonné d'un 2e meurtre aux Etats-Unis

L'avocat anti-féministe soupçonné d'avoir tué le fils d'une juge a été retrouvé mort à son domicile dans l'Etat de New York lundi (archives). KEYSTONE/AP/Jim Sabastian sda-ats
Ce contenu a été publié le 22 juillet 2020 - 22:42
(Keystone-ATS)

L'avocat anti-féministe soupçonné d'avoir tué le fils d'une juge dimanche dans le New Jersey, avant de se donner la mort, est aussi impliqué dans un deuxième meurtre, a indiqué mercredi la police fédérale américaine. Il aurait tué un avocat concurrent le 11 juillet.

"Nous travaillons avec le bureau du shérif de San Bernardino et avons des preuves liant le meurtre de Marc Angelucci à Roy Den Hollander", a indiqué dans un tweet le bureau du FBI de Newark, dans le New Jersey.

Roy Den Hollander a été retrouvé mort à son domicile dans l'Etat de New York lundi. Il est soupçonné d'être l'homme qui s'est présenté dimanche au domicile de la juge fédérale Esther Salas, abattant son fils de 20 ans, qui lui a ouvert la porte, et blessant grièvement son mari. La juge elle n'a pas été blessée.

Discriminations contre les hommes

Il est désormais soupçonné d'avoir aussi abattu devant chez lui, en Californie, Marc Angelucci, qui défendait lui aussi "les droits des hommes" face à des féministes jugées de plus en plus menaçantes. Selon CNN, Roy Den Hollander en voulait beaucoup à son collègue d'avoir repris un dossier qu'il considérait comme "son" combat.

Les deux avocats avaient été membres d'une même organisation, la "National Coalition for Men", avant que M. Den Hollander en soit exclu et que M. Angelucci en devienne vice-président, a indiqué le président de cette organisation cité par la chaîne.

Cette "coalition" se présente comme luttant contre les discriminations contre les hommes. Elle fait partie des groupes suivis par le Southern Poverty Law Center, spécialisé dans l'étude des groupes extrémistes aux Etats-Unis.

Cancer en phase terminale

Après le meurtre du fils de la juge, le président de l'organisation, Harry Crouch, s'est dit "sidéré d'entendre que cet acte insensé ait été perpétré par un défenseur auto-proclamé des droits des hommes". Il a condamné "toute personne utilisant la violence pour intimider ou nuire aux gens".

Le FBI n'a avancé officiellement aucun motif pour l'attaque au domicile de la juge Salas. Mais M. Den Hollander, 72 ans, avait critiqué la magistrate pour la façon dont elle avait géré une plainte qu'il avait déposée en 2015, dans le dossier qui avait été repris par Roy Den Hollander, selon certains médias.

Il avait néanmoins lâché ce dossier l'été dernier après avoir été diagnostiqué avec un cancer en phase terminale, selon le New York Times.

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