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Le glyphosate entre notamment dans la composition du Roundup produit par Monsanto.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Une pétition pour obtenir l'interdiction au sein de l'UE du glyphosate a réuni plus d'un million de signatures, soit l'objectif fixé, ont annoncé les ONG à l'origine de cette initiative. L'effet sur la santé de cet herbicide, le plus vendu au monde, est controversé.

L'initiative citoyenne européenne (ICE), lancée en février, "a dépassé le million de signatures", a annoncé Greenpeace, une des organisations soutenant la pétition, parmi une quarantaine ayant participé à son lancement.

Pour être prise en compte par la Commission européenne, une ICE doit récolter un million de signatures au sein d'au moins 7 Etats membres différents. Des conditions remplies "en moins de cinq mois", soit le succès le plus fulgurant depuis la création de cet outil par l'UE en 2012, s'est félicité Greenpeace.

Les signatures, dont la collecte continuera jusqu'à fin juillet, doivent encore être certifiées et validées avant que l'initiative puisse être présentée à la Commission. L'exécutif européen a trois mois pour présenter ou non une action en réponse, en justifiant sa réponse.

Avis de l'Efsa contesté

"Nos politiciens doivent entendre ce message exprimé haut et fort: ils doivent protéger les citoyens et l'environnement en interdisant cet herbicide dangereux et nous mettre sur la voie d'un avenir sans pesticide", a commenté l'un des coordinateurs, David Schwart, de WeMove.EU.

La Commission a relancé la procédure pour le renouvellement de la licence du glyphosate dans l'UE, après l'avoir prolongée dans l'urgence de 18 mois (jusqu'à fin 2017) dans l'attente de l'avis scientifique de l'Efsa, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments, et faute de majorité claire parmi ses 28 Etats membres.

L'Efsa a finalement estimé que la substance, que l'on retrouve dans les pesticides les plus courants, comme le Round Up de Monsanto, n'était pas cancérogène. Mais cet avis est contesté par des scientifiques et des organisations de défense de l'environnement, ainsi que par une partie du Parlement européen.

L'UE dispose d'un délai de six mois après la réception effective par la Commission de l'étude de l'Efsa pour prendre une décision pour renouveler la licence du glyphosate.

ATS

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