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Une série d'attaques attribuées à la mouvance d'ultra-gauche a visé ces derniers mois les forces de l'ordre ou les intérêts de l'Etat français (image d'illustration).

Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Un incendie a ravagé dans la nuit de mercredi à jeudi la brigade de gendarmerie de Meylan, près de Grenoble. Il s'agit du dernier acte d'une série d'attaques contre les forces de l'ordre ou les intérêts de l'Etat français attribuées à la mouvance d'ultra-gauche.

L'incendie a détruit quatre véhicules et endommagé les bâtiments qui accueillent les logements des gendarmes et de leurs familles. Les 24 résidents, réveillés par l'odeur de fumée, ont pu être évacués sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l'incendie.

"Cet acte visait non pas les locaux et bureaux de la gendarmerie, mais clairement les véhicules privés et les familles", a précisé jeudi le colonel Yves Marzin, qui dirige le groupement de gendarmerie de l'Isère. "Un nouveau cap a été franchi", a-t-il ajouté.

Les premiers éléments de l'enquête ont révélé deux départs de feu. Ils amènent les gendarmes à pencher pour un incendie volontaire. Le grillage de protection de la caserne a été sectionné, vraisemblablement pour permettre l'intrusion des incendiaires.

Le mode opératoire rappelle celui qui avait dévasté la caserne de Grenoble le 21 septembre. Quelque 2000 m2 d'entrepôt et plusieurs véhicules de service avaient été détruits.

Représailles

Cet acte criminel avait été revendiqué quelques heures plus tard par un groupuscule proche des milieux libertaires. Il avait évoqué des représailles par rapport au procès qui se déroulait à l'époque à Paris, où neuf de ses membres étaient jugés pour l'attaque d'une patrouille de police en marge d'une manifestation en mai 2016.

Sept des militants ont été condamnés à l'issue de ce procès. Un militant "antifasciste" suisse a été condamné à sept ans de prison - la peine la plus lourde - pour avoir lancé une fusée de détresse dans une voiture de police. Le groupe menaçait aussi de poursuivre son action de représailles.

Le 24 octobre, 19 véhicules d'Enedis, filiale d'EDF , ont été incendiés à Limoges en signe apparent de protestation contre les nouveaux compteurs Linky. En mai, onze véhicules de la même firme avaient été incendiés à Grenoble. L'action avait été revendiquée sur un site de la mouvance anarcho-libertaire. Et le 19 septembre, cinq véhicules de la gendarmerie avaient été incendiés à Limoges.

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ATS