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Tokyo - L'administration japonaise du travail a reconnu vendredi qu'un stagiaire chinois décédé en 2008 était mort des conséquences du surmenage dans une entreprise nippone. Une première qui pourrait changer le sort de dizaines de milliers d'étrangers employés à bon marché dans l'archipel.
Ce Chinois de 31 ans avait succombé à un arrêt cardiaque en juin 2008, après avoir travaillé plus d'une centaine d'heures supplémentaires pendant le mois précédent dans une usine métallurgique de l'entreprise Fuji Denka Kogyo, située dans la préfecture d'Ibaraki (région de Tokyo).
Le cas de la victime était plaidé par une association d'avocats défendant les stagiaires étrangers, dont 190'000, notamment Chinois, Indonésiens et Philippins, travaillent dans l'archipel dans le cadre d'un programme supervisé par les autorités nippones.
L'organisation officielle gérant ce système a reconnu que 34 stagiaires étaient morts entre avril 2008 et mars 2009, dont 16 d'accidents cardio-vasculaires et cinq d'accidents du travail.
Le collectif d'avocats accuse des entreprises japonaises d'abuser du programme pour employer une main d'oeuvre corvéable à peu de frais et sur une longue période. Il a expliqué que le Chinois décédé en juin 2008 était payé 400 yens (3,5 euros) par heure supplémentaire de travail, soit deux fois moins que le salaire minimum à Tokyo.
Le surmenage est un fléau au Japon, où 10'000 salariés sont victimes chaque année d'accident cardiaque ou cérébral, parfois mortel, à cause de leur travail, selon les avocats spécialisés.

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ATS