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Près d'une fois sur trois, un mineur se fait remettre des boissons alcoolisées dans un commerce ou un restaurant, malgré l'interdiction en vigueur. Selon les 5518 achats tests effectués en 2011, les ventes illicites sont très importantes en soirée.

La moyenne nationale du taux de vente d'alcool à des mineurs s'est élevée à 30,4% en 2011, contre 26,8% en 2010. Cette hausse s'explique notamment par l'élargissement des achats tests à de nouvelles régions et de nouveaux points de ventes, indique jeudi la Régie fédérale des alcools (RFA). Vingt-cinq cantons y ont désormais recours.

Le taux des ventes d'alcool illicites se situe à 28% en journée alors qu'il culmine à 50,5% en soirée. Ces résultats confirment le potentiel d'amélioration du respect des dispositions légales (16 ans pour le vin et la bière; 18 ans pour les spiritueux) durant les heures de nuit, qui représentent une période particulièrement sensible pour la jeunesse, note la RFA.

Amendes nécessaires

Les ventes d'alcool à des mineurs posent plus de problèmes lors d'événements que dans des points de vente testés de manière régulière et durable. De même, une pièce d'identité est plus facilement demandée dans le commerce de détail (vente à l'emporter) que dans la gastronomie (vente à consommer sur place).

Dans près d'un quart des ventes illicites d'alcool aux mineurs (23,4%), la cession d'alcool a été précédée d'un contrôle de l'âge. Ces chiffres confirment l'importance de la sensibilisation du personnel de vente et de la nécessité de diffuser à plus large échelle les outils qui permettent de gérer le contrôle de l'âge de manière rapide et correcte même dans les situations de stress, note la RFA.

Au-delà de la prévention, l'utilisation d'incitations négatives telles que des amendes se révèle incontournable pour que les achats tests soient plus efficaces, ajoute la RFA. La décision du Tribunal fédéral du 25 janvier 2012 n'a que partiellement levé cette incertitude, en soulignant la nécessité de créer une base légale ad hoc sur le plan fédéral. Elle est actuellement en discussion aux Chambres fédérales.

ATS