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Une Afrique du Sud arc-en-ciel fête les 20 ans de sa démocratie

Ce contenu a été publié le 27 avril 2014 - 20:19
(Keystone-ATS)

L'Afrique du Sud a fêté dimanche le 20e anniversaire de sa première élection multiraciale. Couronnement de difficiles négociations entre l'ANC de Nelson Mandela et les autorités de l'apartheid, le pays a enterré ce régime raciste dans un inoubliable élan populaire et pacifique vers les urnes. Mais de nombreuses difficultés demeurent.

Des félicitations du monde entier, notamment de la reine d'Angleterre et du secrétaire d'Etat américain John Kerry, ont afflué pour évoquer les heures bénies du scrutin du 27 avril 1994, considéré comme le jour Un de la démocratie sud-africaine.

Devant une foule joyeuse massée au pied du siège du gouvernement, le président sud-africain Jacob Zuma a évoqué "le sang, la sueur et les larmes" versés pour gagner "le précieux droit de vote". Il a appelé ses compatriotes à voter à nouveau "par millions" aux législatives du 7 mai prochain.

"Consolider la démocratie"

"Votons pour consolider la démocratie et tous les succès de notre jeune nation", a lancé M. Zuma. Celui-ci est en campagne pour un second mandat à la tête du pays, vraisemblablement gagné d'avance en raison de l'hégémonie de l'ANC sur le paysage politique national mais menacé par l'abstention.

Couronnement de difficiles négociations entre l'ANC de Nelson Mandela et les autorités de l'apartheid, les élections du 27 avril 1994 permirent à l'Afrique du Sud d'échapper à la guerre civile que beaucoup prédisaient alors, et de mettre en chantier une nouvelle Constitution parmi les plus progressistes au monde.

Deux images du scrutin de 1994 sont restées célèbres: celle de Nelson Mandela souriant, posant son bulletin de vote à la main, lui qui quatre plus tôt sortait de 27 ans de bagne, le poing levé. Et celle des files interminables d'électeurs patientant dans le calme pour voter, symbole d'un peuple miraculeusement réconcilié par delà les années de violences et de racisme. Pour la première fois, la majorité noire, auparavant exclue, avait alors pu voter.

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