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La SSR continue d'être dans le viseur des partis de droite au Parlement (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

La droite poursuit se charge contre la SSR. Une majorité de la commission des télécommunications du National a approuvé une série de motions visant à serrer la bride au diffuseur de service public. Option Musique pourrait disparaître.

Par 13 voix contre 11 et 2 abstentions, la commission a adopté un texte demandant au Conseil fédéral de réduire le nombre de chaînes thématiques des radios n'assumant pas un mandat de service public à proprement parler. Outre Option Musique, Swiss Pop, Swiss Classic ou Swiss Jazz sont dans le viseur de la majorité, ont indiqué mardi les services du Parlement.

La commission a également décidé, par 13 voix contre 10 et 2 abstentions, de déposer une motion chargeant le Conseil fédéral de présenter un modèle de contenus qui permette aux médias privés d'utiliser les productions disponibles dans la médiathèque de la SSR.

Enfin, par 12 voix contre 5 et 6 abstentions, elle souhaite renforcer les offres électroniques du service public hors SSR. La règle qui limite à deux le nombre de concessions TV ou radio par entreprise devrait être abrogée.

Nouveaux mandats

La commission a par ailleurs donné deux mandats à l'administration. Elle demande un rapport sur les redondances entre les journaux d'information régionaux de la SSR et ceux des diffuseurs radio privés. L'administration devrait en outre analyser les effets d'une restriction de la publicité à la SSR.

Deux postulats ont en revanche été écartés. Ils portaient sur la possibilité d'investir directement dans un journalisme de qualité et une concentration plus accrue de la SSR sur les offres liées au service public en diffusant moins de séries et de films étrangers.

Pour clore le tout, la commission a maintenu par 12 voix contre 10 et 2 abstentions son soutien à une initiative parlementaire de Gregor Rutz (UDC/ZH), rejetée par son homologue du Conseil des Etats. Le texte vise à interdire, sauf nécessité impérieuse, les activités non prévues dans la concession. La SSR ne pourrait pas y recourir si des opérateurs privés sont déjà actifs dans le domaine.

Débat le 14 mars

Toutes ces revendications viennent compléter d'autres salves d'interventions parlementaires adoptées ou soutenues par la commission et visant à corseter la SSR. Le grand débat au National aura lieu le 14 mars. Les députés pourront alors clamer haut et fort leurs positions face au rapport du Conseil fédéral sur le service public.

Contrairement au Conseil des Etats, qui a adopté sans grand problème le document, la majorité de droite de la commission du National l'a jugé incomplet et peu prospectif. Elle a réclamé toute une série de compléments (restrictions de couvertures par la SSR, abandon de certaines prestations, variantes du budget).

Les décisions sur les différentes interventions parlementaires s'égrainent au fil des sessions. Les plus incisives devraient échouer devant la Chambre des cantons.

Le 14 mars, en sus du rapport, le National doit se pencher sur l'institution d'une autorité indépendante de l'audiovisuel et sur un transfert de compétence au Parlement concernant la concession accordée à la SSR (c'est le Conseil fédéral qui l'avalise actuellement).

Un autre débat sera mené parallèlement le 8 mars, mais par le Conseil des Etats. Les sénateurs se prononceront alors sur l'initiative populaire qui vise à supprimer la redevance radio-TV.

ATS

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