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La congélation préventive d'ovules permet aux femmes d'un âge plus avancé d'engendrer un embryon avec leurs propres ovules et une fécondation in vitro (archives/image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La conservation préventive d'ovules non fécondés ne devrait pas être limitée à dix ans. La Commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine (CNE) a émis cette recommandation.

L'actuelle restriction provoque des incitations inopportunes pour les jeunes femmes, estime la CNE. Ces dernières renoncent peut-être à une conservation précoce alors que ce serait judicieux, ou doivent transférer par la suite les ovules à l'étranger.

Il n'existe pour l'heure aucun indice suggérant que la qualité des ovules diminue à mesure que la durée de conservation augmente, ajoute la CNE dans une prise de position évoquée par la radio alémanique SRF vendredi.

Don d'ovules

Par ailleurs, la femme devrait pouvoir s'exprimer sur l'utilisation de ses ovules surnuméraires et choisir entre différentes options: les détruire, les mettre à la disposition de la recherche ou, à l'avenir peut-être, en faire le don.

La loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA) interdit de donner des ovules en excès. Une fois le délai de conservation expiré, ils sont détruits.

L'abolition de l'interdiction du don d'ovules fait également l'objet de débats au Parlement. Récemment, le Conseil national a rejeté de justesse une pétition qui voulait légaliser leur don.

Pratique controversée

La congélation préventive d'ovules est une pratique controversée, a souligné la CNE. D'un côté, elle représente un gain en termes de chances reproductives.

Elle permet en effet aux femmes d'un âge plus avancé d'engendrer un embryon avec leurs propres ovules et une fécondation in vitro. Les femmes qui, pour l'instant, ne peuvent pas répondre à leur désir de maternité, peuvent ainsi congeler leurs ovocytes - avant l'âge de 35 ans, de manière générale - pour avoir de meilleures chances de tomber enceintes au-delà de 35 ans.

D'un autre côté, la pratique comporte des risques pour la santé de la femme et de l'enfant. Il s'agit en effet d'une intervention invasive, a souligné la CNE. Elle génère également des attentes et des contraintes aux niveaux social et économique.

Registre national

Par conséquent, une information détaillée sur les chances de succès et les risques de la démarche, ainsi que ses coûts et ses restrictions légales est essentielle en vue d'une décision autonome, souligne la CNE.

La commission préconise ainsi la création d'un registre national obligatoire. Actuellement, en Suisse, l'enregistrement de la conservation d'ovules est volontaire, ce qui conduit à des chiffres très peu fiables, selon la CNE.

Enfin, il est nécessaire d'instaurer un environnement social qui permette de concilier maternité, perspectives professionnelles et indépendance financière. Cela évitera aux femmes de retarder la parentalité au-delà du milieu de leur vie. Elles ne devraient recourir ainsi que rarement à la médecine de la reproduction, conclut la CNE.

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ATS