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Une nouvelle brochure d'information sur la césarienne

Ce contenu a été publié le 21 mai 2014 - 15:52
(Keystone-ATS)

En Suisse, un enfant sur trois naît par césarienne. Pour que les futurs parents soient informés au mieux, les sages-femmes, pédiatres, anesthésistes et néonatologistes ont élaboré une brochure sur les avantages et inconvénients de cette pratique. Les gynécologues ne s'y sont pas associés.

La nouvelle brochure permet de clarifier les questions importantes qui se posent avant et après une césarienne, indiquent les organisations à l'origine de ce document.

L'élaboration de cette brochure a néanmoins provoqué des remous dans le milieu médical. Les gynécologues n'ont pas voulu continuer les travaux avec les autres spécialistes et ont sorti leur propre brochure d'information, selon la nouvelle secrétaire générale de la Fédération des sages-femmes, Ramona Brotschi, revenant sur une information du quotidien "Bund".

"Nous ne sommes pas tout à fait sur la même longueur d'onde", reconnaît le président de la Société suisse de néonatologie. La brochure des quatre organisations est ciblée spécifiquement sur la césarienne alors que l'autre a un spectre plus large.

Ne pas effrayer les femmes

Gabriel Schär, président de la Société suisse de gynécologie (SGGG), indique préférer une information plus complète et plus large qui ne stigmatise pas la césarienne.

La brochure de la SGGG aborde ainsi tous les types d'accouchement, naturels et ceux nécessitant une intervention en obstétrique. Elle répond à une demande de l'Office fédéral de la santé (OFSP) qui souhaitait une information plus complète sur le sujet.

Conseils actualisés aux Etats-Unis

Les quatre organisations à l'origine de la brochure sur la césarienne rappellent qu'aux Etats-Unis les recommandations en la matière ont récemment changé. L'arrêt de la dilatation et la naissance de jumeaux ne sont plus considérés comme des motifs de césarienne.

L'an dernier, les sages-femmes ont remis aux directeurs cantonaux de la santé une pétition munie de plus de 16'000 signatures demandant que les accouchements à l'hôpital qui présentent un faible risque de complications soient dirigés par une sage-femme.

Selon elles, la naissance est devenue un événement surmédicalisé. Elles relevaient que le taux de césariennes pouvait varier du simple au triple selon les cantons, sans explication valable.

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