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Marta Rovira avait déjà été convoquée devant la Cour suprême à Madrid le 19 février dernier (archives)

KEYSTONE/AP/PAUL WHITE

(sda-ats)

La dirigeante indépendantiste catalane Marta Rovira ne s'est pas présentée vendredi devant la Cour suprême de Madrid qui risquait de la placer en détention. Elle pourrait se diriger vers la Suisse. Des mandats d'arrêt internationaux ont été lancés à Madrid.

Marta Rovira, numéro deux de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), est la septième personnalité indépendantiste à quitter l'Espagne, échappant aux poursuites de la justice espagnole en lien avec la déclaration d'indépendance du 27 octobre.

Déjà inculpée dans l'enquête pour rébellion, sédition et malversation de fonds visant les indépendantistes, elle était convoquée par le juge Pablo Llarena. Ce dernier devait lui notifier des poursuites individualisées et pouvait éventuellement la placer en détention provisoire.

Dans son communiqué, publié par son parti à l'heure où elle devait se rendre devant le juge, elle assure "sentir (sa) liberté d'expression censurée par des tribunaux qui intimident et qui appliquent - sans vergogne - des critères politiques". Elle n'a pas précisé sa destination. Selon l'édition en ligne du journal espagnol "El Mundo", la fugitive se trouverait en Suisse, là où séjourne déjà une autre indépendantiste catalane en exil, Anna Gabriel.

Les autres indépendantistes - dont l'ex-président catalan Carles Puigdemont - ayant quitté l'Espagne se trouvent actuellement en Belgique, en Ecosse ou précisément en Suisse.

Par ailleurs, un juge espagnol a décidé vendredi d'émettre des mandats d'arrêt européens et internationaux contre six dirigeants indépendantistes catalans, dont Carles Puigdemont, a indiqué une source judiciaire. Il a également demandé un mandat d'arrêt international contre Marta Rovira.

Poursuivis pour rébellion

Pablo Llarena a par ailleurs confirmé de lourdes poursuites, pour rébellion, contre 13 indépendantistes catalans dont l'ex-président régional Carles Puigdemont, a annoncé la Cour. Il est notamment accusé d'avoir organisé le référendum d'autodétermination du 1er octobre malgré son interdiction et "le grave risque d'incidents violents".

L'actuel candidat à la présidence de la Catalogne Jordi Turull, convoqué vendredi devant le juge, est également poursuivi pour rébellion, punie de lourdes peines qui peuvent aller jusqu'à 30 ans de prison, notamment pour avoir "impulsé la mobilisation en tant que porte-parole du gouvernement" régional.

Au total, neuf membres du gouvernement destitué sont poursuivis pour rébellion, ainsi que l'ex-présidente du parlement catalan Carme Forcadell, les présidents d'associations indépendantistes Jordi Sanchez et Jordi Cuixart et Marta Rovira.

Le Tribunal suprême, la plus haute instance de justice en Espagne, a d'ailleurs ordonné le placement en détention préventive de cinq dirigants séparatistes catalans, parmi lesquels Jordi Turull.

Heurts à Barcelone

Dans la soirée, cinq personnes ont en outre été blessées légèrement à Barcelone dans des heurts entre policiers et indépendantistes catalans qui manifestaient contre la justice espagnole, a annoncé le service d'urgence de la ville dans un communiqué. Les affrontements ont eu lieu dans la zone de la préfecture, a précisé le communiqué.

Les forces anti-émeutes de la police catalane ont repoussé à coups de matraque des manifestants qui s'approchaient d'eux dans cette zone. Les manifestants, convoqués par les groupes radicaux Comités de défense de la République, dénonçaient les incarcérations de dirigeants indépendantistes inculpés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre dernier.

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ATS