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La Suisse s'est imposée 1-0 contre la Biélorussie en match amical à Neuchâtel, sans enthousiasmer.

Peut-être était-ce un manque d'engagement, peut-être aussi était-ce que beaucoup d'internationaux, en souffrance dans leurs clubs, n'ont pas les jambes pour faire mieux, mais les 10 200 spectateurs de la Maladière n'ont pas franchement été gâtés.

Xherdan Shaqiri avait pourtant promis la lune en inscrivant son dix-neuvième but international à la 9e minute déjà. Et pas n'importe quel but: un véritable missile sol-air armé de plus de vingt mètres qui a terminé sa course dans la lucarne du pauvre Siarhei Chernik. Un geste de plus prouvant que même lorsqu'il ne répond pas complètement aux attentes, le Bâlois est le seul véritable artiste de cette Suisse (il a d'ailleurs failli récidiver à la 80e).

Bien sûr, Shaqiri a bénéficié de l'apathie ahurissante de Biélorusses qui lui ont laissé le temps de contrôler le ballon, de lever la tête, de se mettre dans le bon sens, de relever la tête et de frapper. Les Féringiens vendront sans doute plus chèrement leur peau, enjeu oblige, vendredi 9 juin à Thorshavn lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Le bijou du joueur de Stoke dessine du reste plutôt bien la double lecture qu'il est possible de faire d'une telle partie.

Une lecture bienveillante tout d'abord, avec une Suisse qui, si elle a manqué de folie et de mouvement, a totalement maîtrisé son sujet, n'a jamais été inquiétée et n'a laissé que des miettes de cuir à son adversaire. Avec dans ce registre une mention particulière à Edimilson Fernandes, titulaire pour la première fois (tout comme Silvan Widmer, lui aussi intéressant au milieu du terrain, Remo Freuler et Steven Zuber), bon animateur côté droit bien qu'encore trop scolaire.

Une lecture plus dure ensuite, la Biélorussie n'ayant pas seulement rien montré, mais rien tenté non plus. Or les Suisses se sont trop souvent retrouvés englués dans un bourbier de maillots noirs. Il s'agira, vendredi prochain aux Féroé, de créer plus de brèches et de mieux exploiter les opportunités. On pense notamment à un Admir Mehmedi qui aurait dû être décisif à plusieurs reprises.

Comme presque toujours en pareille situation, la seconde période - qui s'est ouverte sur trois changements côté suisse et... cinq côté biélorusse - a été plus décousue et indigeste encore que la première. Alors que retenir d'une rencontre qui a vu Valon Behrami finir en défense centrale au côté de Timm Klose? Bien peu. Ce "record" peut-être, puisque jamais l'équipe nationale, en 112 ans d'histoire, n'avait gagné six matches consécutifs.

Une nouvelle référence avec laquelle il ne sert à rien de se gargariser, mais qui dit quelque chose. Qui rappelle que la Suisse n'a plus perdu dans le temps réglementaire depuis plus d'un an (fin mai 2016 en amical contre la Belgique). Qui rappelle surtout que la sélection de Vladimir Petkovic, neuvième du classement mondial publié jeudi matin, a réalisé un parcours sans faute dans les éliminatoires du Mondial 2018.

Et qu'elle doit continuer comme cela aux Féroé, puis contre Andorre (août) et en Lettonie (septembre), avant le showdown d'octobre contre la Hongrie et à Lisbonne chez le Portugal champion d'Europe.

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ATS