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Les Vaudois voteront le 4 mars sur une initiative pour le remboursement des soins dentaires de base (Photo prétexte).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les Vaudois devront décider le 4 mars s'ils veulent d'une assurance pour le remboursement des soins dentaires de base. Pour ses partisans issus de la gauche, il s'agit d'un enjeu de santé publique. A droite, on déplore de nouvelles ponctions sur la classe moyenne.

L'initiative "Pour le remboursement des soins dentaires" a été lancée en 2014 par le POP et Solidarités. Elle a récolté plus de 15'000 signatures. Le Conseil d'Etat lui a opposé un contre-projet qui n'a pas obtenu de consensus au Grand Conseil fin décembre dernier, ce qui a mis à mal le fameux compromis à la vaudoise.

Seul le texte de la gauche radicale est donc soumis au vote, sous forme d'un nouvel article constitutionnel. Il est soutenu par la majorité de gauche du Conseil d'Etat, les Verts, le PS et le PDC, les syndicats et diverses associations. En cas d'acceptation, le gouvernement présentera un projet de loi au Grand Conseil, qui précisera les contours exacts de l'assurance et les prestations qu'elle couvrira.

Modèle de l'AVS

Fondé sur la solidarité, le projet s'inspire du modèle de l'AVS: les employeurs et les salariés seront mis à contribution de manière paritaire, chacun entre 0,4% et 1%, estiment les initiants qui proposent de "se soigner sans se ruiner".

L'accès aux soins dentaires sera garanti pour tous. Aujourd'hui 10% de la population renonce au dentiste faute de moyens, affirment-ils. La prévention sera renforcée. Des policliniques dentaires régionales sont prévues. Le comité d'initiative table sur un coût annuel d'environ 300 millions de francs. Il financera des soins de base qui comprennent tout ce qui est nécessaire à la bonne santé du patient.

Selon le scénario esquissé par le conseiller d'Etat en charge de la santé Pierre-Yves Maillard, la prime mensuelle se monterait entre 15 et 20 francs par mois pour un salaire vaudois médian de 5900 francs. S'y ajouterait une franchise de 100 francs pour les enfants et de 300 francs pour les adultes. Des pistes que le Grand Conseil pourra modifier en cas de oui.

Santé générale

Plus de 130 médecins et 110 professionnels de la santé ont d'ores et déjà signé un appel en faveur de l'initiative. Ils soutiennent que des soins bucco-dentaires dès le début de la vie permettent à long terme une amélioration de la santé générale.

Les problèmes bucco-dentaires peuvent favoriser le développement d’autres maladies, principalement cardio-vasculaires, rappellent-ils. Et la responsabilité individuelle ne suffit pas pour les éviter.

Triple ponction

"Souriez, vous êtres taxés," rétorquent les opposants, PLR, UDC, Vert'libéraux, dentistes et organisations économiques. Dans une campagne tendue, ils dénoncent une assurance chère et trompeuse.

Selon cette coalition, 70’000 personnes sont déjà au bénéfice d’aides pour leurs soins dentaires. Et 90% des citoyens vaudois devraient payer trois fois une assurance dentaire de base ne couvrant ni frais d’orthodontie, ni couronnes, ni implants dentaires.

Une première fois sur leur salaire, une deuxième fois sur leurs impôts. Une troisième fois de leur poche, sous la forme d’une franchise allant jusqu’à 800 francs par an pour une famille de quatre personnes, affirment-ils.

Bonne santé dentaire

Pour la Société vaudoise des médecins-dentistes, il s'agit d'une fausse bonne idée. Le canton mettrait le doigt dans un engrenage qui pourrait mener à une explosion de la demande et des coûts.

Selon ces spécialistes, la prophylaxie et les soins sont largement suivis dans le canton. Les ORL ajoutent que les complications sont rares et ne justifient pas une assurance.

Pionnier

Les partisans ont investi 70'000 francs dans leur campagne. Les opposants ne donnent pas de chiffres, mais ont annoncé qu'ils y consacraient des moyens importants.

Si l'initiative est acceptée le 4 mars, le canton de Vaud sera pionnier en Suisse. Des textes similaires ont été déposés dans les cantons de Genève, Neuchâtel, du Valais et du Tessin.

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ATS