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US Open: embouteillage en tête après le 3e tour

(Keystone-ATS) Le nom du lauréat du 117e US Open est encore loin d’être connu. Une dizaine de joueurs peuvent rêver de gagner à l’issue du 4e et dernier tour dimanche à Erin Hills.

Surnommé traditionnellement “moving day”, le jour où tout bouge, le 3e tour a tenu ses promesses avec un record, des birdies en pagaille, des remontées spectaculaires et un constat: rien n’est joué.

L’Américain Brian Harman a conclu la journée en tête avec une carte de 67, soit cinq coups sous le par, pour un total de 204 (-12). Mais le 50e mondial, vainqueur de deux titres PGA dans sa carrière, ne peut pas se reposer sur ses lauriers: il ne compte qu’un coup d’avance sur un redoutable trio formé de ses compatriotes Justin Thomas et Brooks Koepka, et de l’Anglais Tommy Fleetwood (205).

L’Américain Rickie Fowler, seul joueur du top 10 mondial (no 9) à encore pouvoir viser le titre, est 5e, à deux coups de la tête (206), devant le Sud-Coréen Kim Si-woo (6e, 207), tandis que trois Américains, Patrick Reed, Russell Henley et Charley Hoffman, se partagent la 7e place, à quatre longueurs de la tête.

Harman, dont le meilleur résultat en Grand Chelem est une 26e place (British Open 2014), assure qu’il ne va pas perdre le sommeil, même s’il peut décrocher le titre le plus important de sa carrière. “Il va falloir continuer de jouer comme je l’ai fait jusque-là. Je ne frappe pas aussi fort que d’autres joueurs, mais je trouve les bonnes solutions avec mes armes sur ce parcours”, a-t-il relevé.

Record pour Thomas

Mais le leader n’est pas celui qui a frappé les esprits samedi: son compatriote Justin Thomas, habillé d’un pantalon rose, a rendu une carte de 63 (-9), nouveau record sur un tour dans l’histoire de l’US Open. Thomas, vainqueur des trois titres PGA figurant à son palmarès en début de saison, a fini sa journée avec un eagle, après neuf birdies et un seul bogey.

“Je suis dans une position parfaite. C’est nouveau pour moi, je ne peux pas dire le contraire et je vais sans doute être nerveux dimanche, mais je sens que je peux continuer sur cette lancée”, a expliqué Thomas, 13e mondial à 24 ans.

Son grand ami Rickie Fowler tient peut-être l’occasion parfaite d’inscrire son nom au palmarès du deuxième tournoi du Grand Chelem de l’année. A la grande différence de ses rivaux, le Californien, 28 ans, s’est déjà trouvé dans une position comparable, puisqu’il a terminé 2e de l’US Open et du British Open en 2014.

“Rien n’est fait, il y a encore foule qui peut espérer décrocher le titre, mais il y a aussi beaucoup de joueurs relativement jeunes”, a-t-il remarqué.

Vainqueur en avril lors du Masters de son premier titre majeur, l’Espagnol Sergio Garcia est rélégué à la 17e place (212).

Le tenant du titre et no 1 mondial, l’Américain Dustin Johnson, n’avait pas passé le cut vendredi, tout comme ses dauphins au classement mondial, le Nord-Irlandais Rory McIlroy et l’Australien Jason Day.

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