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Le premier ministre français Manuel Valls a jugé jeudi essentiel que les prix augmentent dans la filière du boeuf. Au lendemain de la présentation du plan d'urgence pour l'élevage, il a lancé un appel à la responsabilité, notamment "aux abatteurs et aux industriels".

"Il faut, et c'est un appel que je lance de nouveau, c'est essentiel, que les prix augmentent dans les filières du boeuf. Que chacun prenne ses responsabilités, notamment les abatteurs et les industriels", a déclaré le premier ministre sur RTL.

C'est le sens du rapport qui a été remis mercredi à Stéphane Le Foll par le médiateur des relations commerciales agricoles. On y lit notamment que les abatteurs ont interprété a minima l'accord de revalorisation des prix de la viande bovine. Quant à la grande distribution, si elle a respecté l'accord, elle aurait pu se montrer plus dynamique.

Manuel Valls a également annoncé que le gouvernement avait "décidé de généraliser dans les restaurations collectives d'Etat l'approvisionnement local." Il a ajouté que "le service des achats de l'Etat va renégocier tous les contrats d'approvisionnement, car il faut consommer de la viande française". Il a appelé les collectivités locales à en faire de même.

Soutien à Stéphane Le Foll

Concernant les barrages des agriculteurs toujours maintenus comme à l'entrée de Lyon, le Premier ministre a espéré qu'ils puissent être levés. "La colère ne permet pas tout" a estimé Manuel Valls, "il ne faut pas pénaliser le pays, les gens qui partent en vacances, notre économie", même s'il a dit comprendre "la détresse et le désespoir" des éleveurs.

Enfin, le premier ministre a de nouveau apporté tout son soutien au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, sous le feu des critiques de l'opposition ces derniers jours. "Il a réuni l'ensemble des filières en crise pour permettre une augmentation des prix", a salué Manuel Valls. C'est un homme qui "connaît parfaitement ses dossiers" et ne compte pas ses déplacements sur le terrain.

Hollande attendu de pied ferme

Sur le terrain, François Hollande est attendu de pied ferme jeudi matin à Dijon. Le président français y défendra face à des responsables agricoles le plan d'urgence en faveur des éleveurs qui peine à convaincre, comme le démontre la persistance de barrages routiers, notamment aux entrées de Lyon.

Cette rencontre, ajoutée à un déplacement initialement consacré à la viticulture, se tiendra à 11h00 à la préfecture. Le président rencontrera notamment Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine, qui est également éleveur en Côte d'Or, Bernard Lacour, président de la FDSEA de Saône-et-Loire, et Samuel Legrand, le président des Jeunes Agriculteurs de Bourgogne.

Le mouvement de colère avait débuté lundi matin autour de Caen. Les barrages ont commencé à y être levés mercredi, mais le mouvement s'est propagé à d'autres régions. Si la situation semblait s'apaiser en Bretagne et dans le nord du pays, la tension reste vive dans le centre-est.

ATS