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Vaud: le Conseil d'Etat dénonce "le mépris" de Tamedia

Les ex-employés du journal Le Matin, licenciés par Tamedia, ont manifesté récemment avec un badge jaune (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Conseil d'Etat vaudois a dénoncé mardi "le mépris" de l'éditeur Tamedia lors de la fin du Matin papier. Il affirme n'avoir jamais été confronté à une telle attitude et fustige "l'indifférence et l'irrespect" envers le personnel.

Questionné par la socialiste Jessica Jaccoud sur la fin du Matin papier et le sort des "41 du Matin", le gouvernement a longuement répondu mardi au Grand Conseil. Il est revenu en particulier sur les relations avec l'éditeur du journal lors de la médiation.

Sollicité comme médiateur

En juillet, au plus fort de la crise, le Conseil d'Etat vaudois, d'entente avec celui de Genève, a offert ses bons offices, comme médiateur. A la demande d'un représentant de la direction de Tamedia, plusieurs rencontres ont eu lieu avec une délégation de l'exécutif, comprenant la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite et le conseiller d'Etat Philippe Leuba.

Mais le 19 juillet, Tamedia stoppait unilatéralement cette médiation pour donner la priorité à la négociation d'un plan social. Un plan social qui n'est toujours pas signé en décembre, observe le gouvernement.

Jamais une telle attitude

"De mémoire, le Conseil d'Etat n'a jamais été confronté à une telle attitude", a déclaré Nuria Gorrite devant le plénum. Durant les discussions, le groupe de presse refusait toute proposition s'écartant de son plan initial. Et il a abruptement et unilatéralement écourté les travaux de médiation.

Philippe Leuba a expliqué que le Conseil d'Etat s'est engagé à de multiples reprises en faveur du partenariat social. Il a rappelé son intervention pour sauver les emplois chez Novartis à Prangins. Jamais il n'a perçu un tel mépris à l'égard du dialogue social.

Respect mutuel

"Chez Novartis, face à un CEO californien empreint de la culture du patronat américain, je n'ai jamais senti le mépris que j'ai senti dans le dossier Tamedia. Cela doit nous interpeller. Il y a des impératifs économiques, c'est une réalité, mais il faut un respect mutuel. Nous n'avons pas senti ce respect mutuel."

Dans de telles conditions, le gouvernement juge que les conditions "de bonne foi et d'aptitude au dialogue" ne sont pas réunies pour une nouvelle rencontre avec la direction de Tamedia. Dans de telles circonstances, toute discussion est vaine, a relevé Mme Gorrite.

Pour rappel, Le Matin papier a cessé de paraître le 21 juillet dernier, entraînant le licenciement de 41 personnes. Entrés en grève durant trois jours, les employés de Tamedia avaient suspendu leur mouvement au profit d'une médiation sous l'égide du Conseil d'Etat. Deux semaines et quatre séances plus tard, celle-ci était abandonnée.

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