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Vaud se dote d'un système de pilotage et engage du personnel

Ce contenu a été publié le 04 juillet 2014 - 14:07
(Keystone-ATS)

Pour gérer au mieux ses crédits d'investissements qui atteignent plus d'un milliard de francs par an, l'Etat de Vaud se dote d'un système de pilotage centré sur les objets de plus de 25 millions. Il renforce également de douze postes le Service immeubles, patrimoine et logistique (Sipal) fortement mis à contribution.

Pour Pascal Broulis, chef du Département des finances et des relations extérieures, "c'est un outil complémentaire dans la caisse à outils" dont dispose le canton pour maîtriser son développement.

Souvent accusé d'avoir trop serré les cordons de la bourse ces dernières années, le conseiller d'Etat conteste. "En tout cas pas", a-t-il réagi.

Lors des périodes financières difficiles (2000-2007), le canton a dû se reprendre en main, fixer des priorités et travailler fortement sur la dette. Depuis quatre ans, il a rouvert son porte-monnaie, selon le ministre.

Renforcer la maîtrise

Avec le nouveau système de pilotage, la remontée d'informations, notamment par la mise à jour des fiches des projets, et la redéfinition des priorités seront améliorées.

Le dispositif va s'appliquer à 36 objets qui représenteront quelque 60% du budget d'investissement dans quatre ans. Pour sa planification, l'Etat s'est projeté jusqu'en 2020, avec une cartographie des investissements en octobre 2013 qui s'élevaient à 14,4 milliards de francs, la part nette de l'Etat atteignant 8,7 milliards.

Des mauvaises surprises

La dernière mise à jour des dépenses montre cependant un recul. De 2011 à 2020, le montant global des dépenses se situe cette fois à 11,6 milliards. Deux objets ont été retirés de la liste, le contournement de Morges (2,8 milliards) et le bâtiment des neurosciences (35 millions) prévu dans le cadre du Human Brain Project (HBP) qui est parti à Genève.

Devant la presse, Pascal Broulis a en effet souligné qu'il pouvait y avoir loin de la coupe aux lèvres lorsque l'on parle d'investissements.

Des contrecoups possibles

Interrogé sur les risques que ferait courir l'acceptation de l'initiative Ecopop sur cette planification d'investissements, le ministre a jugé qu'il n'y en avait pas pour 2020, mais "beaucoup" si l'on déplaçait le curseur à 2025. "Il faudrait reprendre beaucoup de choses, EMS, hôpitaux, écoles".

Avec le rythme très soutenu en matière de construction, le Sipal est un des plus gros bâtisseurs de Suisse, avec la Confédération, le canton de Zurich et les CFF, a relevé enfin Pascal Broulis. Il gère actuellement plus de 40 projets de bâtiments avec 38 collaborateurs. Pour faire face à la tâche, le Conseil d'Etat lui alloue douze nouveaux postes.

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