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Venezuela: l'opposition veut soulever les quartiers pauvres

Un groupe de protestants vendredi à Caracas: les manifestants exigent l'organisation d'élections générales et le départ anticipé du président Maduro, dont le mandat s'achève en janvier 2019. Keystone/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ sda-ats
Ce contenu a été publié le 03 juin 2017 - 20:43
(Keystone-ATS)

Brandissant des casseroles vides pour symboliser la pénurie d'aliments et "la faim" qui étreint le Venezuela, les opposants au président socialiste Nicolas Maduro ont de nouveau défilé samedi à Caracas. En deux mois de manifestations, 63 personnes ont été tuées.

Les manifestants, qui exigent l'organisation d'élections générales et le départ anticipé du président Maduro, dont le mandat s'achève en janvier 2019, se sont rendus dans le quartier populaire d'El Valle. Cette "nouvelle étape" du mouvement de protestation contre le président socialiste vise à toucher les secteurs populaires de la ville, a déclaré le député d'opposition Miguel Pizarro.

Le 20 avril, un rassemblement avait dégénéré dans le quartier d'El Valle: des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants avaient fait 11 morts, et des dizaines de magasins avaient été saccagés et pillés. Certains habitants avaient affirmé que la manifestation avait été organisée contre le manque de nourriture mais selon d'autres il s'agissait d'actes délinquants.

"Les gens mangent moins"

Vendredi, des heurts avaient éclaté entre des dizaines de manifestants et les forces de l'ordre dans un autre quartier populaire, à La Vega.

Selon une étude de Caritas du Venezuela réalisée en mars/avril dans les Etats pauvres de Vargas, Miranda et Zulia (nord du pays), 11,4% des enfants de moins de cinq ans souffrent de dénutrition "modérée ou sévère" et 54% "d'un déficit nutritionnel ou risquent de le subir", un chiffre en augmentation depuis février. "Les gens mangent moins. Le nombre de personnes qui ont du mal a se procurer une alimentation suffisante augmente", selon le sociologue Ramon Pinango.

Pour pallier la pénurie, le gouvernement a mis en place en avril un programme de vente d'aliments subsidiaires en zones populaires, mais le manque de régularité des livraisons a réduit son efficacité.

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