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Le procureur de Paris Francois Molins (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Deux hommes, dont au moins un serait lié au groupe Etat islamique (EI), ont été mis en examen dimanche, quatre jours après la découverte fortuite de leur laboratoire clandestin à Villejuif, près de Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir cherché à préparer une attaque.

"Ils avaient convenu de commettre un attentat sur le territoire national pour se venger de la coalition (internationale anti-EI opérant en Syrie et en Irak, ndlr), sans toutefois qu'ils aient formalisé de projet précis à ce jour", a déclaré dimanche le procureur de Paris, François Molins.

L'un des deux hommes, qui fait l'objet d'une fiche S (sécurité de l'Etat), a été "en relation directe au mois d'août 2016 avec Rachid Kassim, djihadiste français ayant rejoint l'Etat islamique dans la zone irako-syrienne, via son profil Facebook", a ajouté le procureur.

Rachid Kassim, visé en février par une frappe aérienne américaine, est soupçonné d'être l'instigateur de plusieurs attentats ou tentatives d'attentats en France, notamment le double assassinat de policiers dans les Yvelines en juin 2016 et l'attaque de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), en juillet 2016.

Dix kilos de TATP

Avec les quantités de produits chimiques retrouvés par les enquêteurs, les deux suspects auraient pu confectionner entre trois et quatre kilos de TATP, un explosif utilisé lors de plusieurs attentats ces dernières années en Europe. Les deux hommes voulaient fabriquer dix kilos de TATP, a ajouté le procureur.

C'est le même explosif que des membres de la cellule djihadiste démantelée en août en Catalogne tentaient de confectionner lorsque la maison qu'ils occupaient a explosé.

Du TATP avait également été utilisé lors des attentats de novembre 2015 par des kamikazes aux abords du Stade de France, de Bruxelles en mars 2016 et de Manchester en mai.

La garde à vue d'une troisième personne arrêtée en même temps que le locataire de l'appartement de Villejuif a été levée dimanche matin, avait indiqué le parquet plus tôt dans la journée.

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ATS