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Vingt personnes ont été tuées mercredi au Caire lors d'affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir militaire et des assaillants. Suite à ces événements, plusieurs candidats à la présidentielle ont suspendu leur campagne pour la présidentielle de fin mai.

Mercredi à l'aube, des assaillants non-identifiés, présentés comme des hommes de main en civil accusés d'agir sur commande, ont attaqué des protestataires, selon des sources de sécurité et des témoins. Ces manifestants étaient rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir.

Nombre d'entre eux comptaient parmi les partisans du salafiste Hazem Abou Ismaïl, dont la candidature à l'élection présidentielle a été rejetée par la commission électorale.

Pierres et barres en fer

Les deux camps ont échangé pendant des heures des jets de pierres et des cocktails molotov, tandis que des personnes, le corps en sang, étaient battues à coups de barres de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. Des coups de feu ont aussi été entendus.

En milieu de journée, l'armée et la police anti-émeutes ont installé un cordon de sécurité pour séparer les deux camps dans ce secteur, situé près du ministère de la Défense. Le calme est progressivement revenu dans l'après-midi.

Les violences ont fait vingt morts et des dizaines de blessés, selon les médecins de l'hôpital de campagne installé non loin de là.

L'armée prête à partir dès fin mai

Dans un signe d'apaisement, l'armée, qui tient les rênes du pays depuis la chute de Hosni Moubarak l'an dernier, s'est dite prête à quitter le pouvoir dès le 24 mai en cas de victoire d'un des candidats dès le premier tour, sans attendre fin juin comme initialement évoqué.

Les affrontements ont amené quatre candidats à suspendre leur campagne, dont le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh, et deux candidats de gauche.

ATS