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Volcan philippin: le risque demeure élevé en dépit d'une accalmie

Les autorités luttent pour empêcher le retour des quelque 50'000 habitants évacués dimanche et qui ont trouvé refuge dans des abris d'urgence. KEYSTONE/AP/AF sda-ats
Ce contenu a été publié le 16 janvier 2020 - 11:09
(Keystone-ATS)

Le volcan philippin Taal, entré en activité ce week-end, demeure dangereux même si une "accalmie" apparente a été observée, ont averti jeudi les autorités. Celles-ci mettent en garde depuis dimanche contre les risques d'une prochaine éruption "explosive".

Des dizaines de séismes secouent quotidiennement la région, de grandes fissures se produisent au niveau du sol et le magma coule toujours sous le volcan: autant de signes qui font craindre une éruption de grande ampleur.

Les autorités luttent pour empêcher le retour des quelque 50'000 habitants évacués dimanche et qui ont trouvé refuge dans des abris d'urgence.

Eviter les retours hâtifs

Ces personnes tentent désormais de regagner leurs domiciles qu'elles ont quittés à la hâte. Elles veulent se changer, nourrir leur bétail et leurs animaux domestiques ainsi que s'assurer que leurs maisons n'ont pas trop subi de dommages, notamment des fissures.

"S'il vous plait, pour le moment, laissez-nous étudier cette accalmie. Nous étudions ce que cela signifie" a expliqué à la presse Maria Antonia Bornas, une scientifique travaillant auprès de l'agence de sismologie des Philippines. "Une longue accalmie pourrait n'être qu'une pause dans l'activité volcanique (...) le danger demeure", a-t-elle expliqué.

"Ceinture de feu"

Le volcan Taal, qui se situe à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, est l'un des volcans les plus actifs des Philippines. Très apprécié des touristes, sa dernière éruption remonte à 1977. En 1965, il avait provoqué la mort d'environ 200 personnes.

L'archipel des Philippines est situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers.

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