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L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, qui n'a présenté ses lettres de créance que la semaine dernière, a jugé "malheureux" que pour sa première prise de parole devant le Conseil de sécurité elle ait dû "condamner les actions agressives de la Russie".

KEYSTONE/EPA/JASON SZENES

(sda-ats)

Les sanctions contre la Russie resteront en place "jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l'Ukraine". C'est ce que l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité.

L'ambassadrice, qui n'a présenté ses lettres de créance que la semaine dernière, a jugé "malheureux" que pour sa première prise de parole devant le Conseil de sécurité elle ait dû "condamner les actions agressives de la Russie".

"Les Etats-Unis se tiennent au côté du peuple ukrainien qui souffre depuis presque trois ans sous l'occupation et l'intervention militaire russe", a lancé l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud. "Tant que la Russie et les séparatistes qu'elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l'Ukraine, cette crise va se poursuivre", a-t-elle souligné.

Cette première intervention était très attendue pour tenter de jauger quelle sera l'attitude de la toute jeune administration Trump envers la Russie. Le nouveau président s'est montré très conciliant envers Moscou et le président Vladimir Poutine.

"J'ai noté un certain changement de ton", a dit l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine à la presse après la réunion. "Nous ne sommes qu'au début du chemin et j'espère que ce chemin nous mènera à quelque chose de plus constructif", a-t-il ajouté.

Les relations entre Washington et Moscou se sont brutalement dégradées pendant la présidence de Barack Obama après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Et l'intervention militaire russe en Syrie, en soutien au régime de Bachar al-Assad, n'a rien arrangé.

MM. Trump et Poutine se sont promis d'améliorer leurs rapports notamment lors d'un long entretien téléphonique samedi. A cette occasion, et si l'on en croit les comptes rendus officiels, le sujet très délicat des sanctions économiques avait été évité.

ATS

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