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Une manifestation donnait le ton en février à San Francisco pour faire respecter l'accord de Paris (archives)

KEYSTONE/AP/JEFF CHIU

(sda-ats)

Les Etats-Unis sont sur les rails pour atteindre les objectifs fixés par l'accord de Paris sur le climat, a indiqué jeudi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Ceci malgré la décision de Donald Trump de retirer son pays de l'accord.

Après l'annonce du président américain en juin 2017, des villes, des Etats, des entreprises à travers les Etats-Unis s'étaient engagés à honorer les objectifs décrétés à Paris fin 2015. "Il y a des espoirs qu'indépendamment de la position du gouvernement, les Etats-Unis pourraient être en mesure de respecter les engagements pris à Paris en tant que pays", a souligné devant la presse le patron de l'ONU.

"Nous avons observé dans les villes, et nous avons vu dans beaucoup d'Etats, un engagement très fort envers l'accord de Paris, si bien que certains indices vont même dans une meilleure direction que ce qui a été le cas récemment", a résumé M. Guterres.

Dans le cadre de cet accord, les Etats-Unis s'étaient engagés, à l'époque de l'administration Obama, à une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

Près de 200 pays (dont la Suisse) et organisations s'étaient mis d'accord à Paris, après d'intenses négociations, en s'engageant pour la réduction des émissions de carbone, allant jusqu'à 2030.

Le président Trump avait justifié son retrait, qui avait provoqué un tollé international, blâmant un "mauvais accord" pour l'économie des Etats-Unis. Sachant qu'il faut trois ans pour un signataire avant de pouvoir signifier son retrait de l'accord de Paris et encore un an avant que ce dernier ne soit effectif, la sortie des Etats-Unis ne pourrait intervenir concrètement qu'en novembre 2020.

Nouvelles entraves

Mais l'administration Trump dispose d'autres leviers pour entraver la lutte contre le réchauffement climatique, comme l'a rapporté jeudi un article du New York Times, indiquant que la Maison Blanche s'apprête à assouplir la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de carburant des véhicules.

Selon une porte-parole de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), citée anonymement par le quotidien new-yorkais, la Maison Blanche devrait présenter un plan assouplissant la réglementation actuelle, ce qui constituerait une victoire pour l'industrie automobile et entraînerait potentiellement une réduction des exigences sur ces sujets à l'échelle mondiale.

Sommet majeur en 2019

La communauté internationale veut limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle mais le patron de l'ONU a prévenu que des efforts accrus étaient nécessaires pour atteindre cet objectif en 2020.

Le changement climatique est "la menace la plus systémique pour l'espèce humaine", a alerté Antonio Guterres, ajoutant que des données récentes sur les événements climatiques extrêmes ont montré que "2017 a été (une année) pleine de chaos climatique".

Le chef de l'ONU prévoit d'organiser un sommet majeur en 2019 pour faire le point sur les progrès dans la mise en place de l'accord sur le climat. La présence du président américain est plus qu'incertaine.

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ATS