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Yvan Perrin appréhende son retour, mais ne veut pas décevoir

Ce contenu a été publié le 20 avril 2014 - 14:50
(Keystone-ATS)

Après cinq semaines d'absence en raison d'un burnout, le conseiller d'Etat neuchâtelois Yvan Perrin reprend ses activités mardi non sans "une certaine appréhension par rapport à la masse de travail" qui l'attend. Il continuera de voir un psychiatre et il aura une "béquille médicamenteuse" pour pouvoir dormir.

"Je viens de vivre cinq semaines durant lesquelles j'ai été totalement préservé et là il faut reprendre les bonnes vieilles habitudes", relève Yvan Perrin dans une interview au "Matin Dimanche". Ayant repris progressivement le travail cette semaine, il sait que ses "collègues ont parfaitement géré les dossiers et qu'il n'y a pas de retard".

Conscient que "ce qui s'est produit peut se reproduire", il va continuer à consulter un psychiatre pour avoir "quelqu'un qui tire la sonnette d'alarme, car, dans mon cas, la question n'est pas de savoir si ça va recommencer mais quand". Par ailleurs, il aura une aide médicamenteuse pour surmonter sa difficulté de dormir quand il se fait du souci.

Un grand anxieux

Sa maladie? L'anxiété: "je suis un anxieux, un grand anxieux". Cette anxiété présente des avantages comme de bien faire son travail, mais aussi l'inconvénient d'être rarement tranquille et de prendre plus de temps que d'autres, explique le conseiller d'Etat. Son but est "d'empêcher les aspects négatifs de perturber mon existence, surtout professionnelle".

Yvan Perrin n'a pas envie de rechuter: "j'ai beaucoup de chance d'exercer les fonctions qui sont les miennes". "Je n'ai vraiment pas envie de décevoir. J'aurais un grand sentiment d'inachevé si je devais mettre fin à mes fonctions avant la fin d'une législature".

Mais "si je rechute, c'est que manifestement le costume est trop grand pour moi", relève-t-il, et il démissionnerait comme il l'avait déjà dit.

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