Uni de Fribourg: nouvelle méthode pour détecter la malaria

La malaria ou paludisme est une maladie tropicale infectieuse transmise par certaines espèces de moustiques (archives). KEYSTONE/EPA/STEPHEN MORRISON sda-ats
Ce contenu a été publié le 11 avril 2019 - 11:19
(ATS)

Des chercheurs de l’Institut Adolphe Merkle à l'Université de Fribourg ont découvert une méthode innovante pour détecter dans le sang la présence des parasites responsables de la malaria. Un outil de diagnostic est en développement.

Le groupe de chimie macromoléculaire du professeur Nico Bruns, en collaboration avec l'Institut suisse de santé tropicale et publique et le Département de médecine de l'Université de Fribourg, ont choisi de se concentrer sur l'hemozoïne. Cette molécule est générée par le parasite de la malaria quand celui-ci digère de l'hémoglobine, expliquent jeudi les chercheurs dans un communiqué.

Pour observer la présence de ce biomarqueur, les scientifiques ont choisi la formation de polymères comme indicateur. L'hémozoïne est utilisée comme catalyseur d'une réaction de polymérisation supérieure à 33 degrés.

La solution de polymères passe d'un état transparent à laiteux et la vitesse de réaction est directement liée à la concentration du biomarqueur. De plus, de toutes petites quantités d'hémozoïne suffisent pour lancer la réaction.

Ce résultat a été publié dans le journal Nature Communications. Il fait désormais l'objet d'une recherche appliquée à l'Institut Merkle. L'équipe du docteur Jonas Pollard travaille au développement d'une méthode de diagnostic de la malaria plus sensible aux parasites, qui pourrait permettre de faire baisser les coûts de la santé dans certains pays.

Transmettre à son insu

L'outil est spécifiquement conçu pour découvrir les porteurs asymptomatiques du parasite qui pourraient transmettre la maladie à leur insu, rendant l'éradication difficile. La malaria ou paludisme est due à un parasite qui se propage par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.

Le projet est soutenu financièrement par le Fonds national suisse, le Pôle de recherche national Matériaux Bio-Inspirés, la Fondation Novartis pour la recherche biomédicale, une bourse Bridge (Innosuisse et Fonds national) et la Fondation Gebert-Rüf. Le projet a aussi pris cette année la troisième place du prix à l'innovation du fonds d'innovation Ypsomed.

Les premiers essais de l'outil diagnostic ont déjà été effectués au Brésil et une demande de brevet soumise. Le paludisme tue près d'un demi-million de personnes dans le monde chaque année et touche plus de 2,5 millions de personnes, dont de nombreux enfants. Les 90% des cas de paludisme se trouvent en Afrique.

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