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Ordinateur quantique

Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Rien n’est gratuit. Cela vaut aussi pour l’ordinateur quantique que l’EPFZ «recevra» dans le cadre de l’accord avec les États-Unis portant sur les avions de combat F-35. Les affaires dites compensatoires visant à stimuler l’économie du pays acheteur font grimper le prix d’achat de plusieurs centaines de millions de francs.

Dans cette infolettre, vous découvrirez également les maladies infectieuses qui font actuellement les gros titres en Suisse.

Salutations de Berne,

IBM
L’IBM Quantum System Two à Poughkeepsie, dans l’État américain de New York. Un système similaire devrait entrer en service d’ici la fin de l’année au CSCS de l’EPFZ à Lugano. Christopher Tirrell for IBM

Grâce à l’accord sur les F-35, l’EPFZ recevra un nouvel ordinateur quantique d’IBM. Mais ce «cadeau» a un prix.

Vous l’avez peut-être lu dans notre infolettre la semaine dernière, aucun prix fixe n’a jamais été convenu pour l’achat des avions de combat F-35. Malgré la polémique autour du coût de cette acquisition, un aspect est toutefois passé relativement inaperçu: l’achat de ces avions s’accompagne d’affaires compensatoires se chiffrant en milliards.

L’EPFZ a de quoi se réjouir. L’école polytechnique se verra offrir un ordinateur quantique du groupe américain IBM, comme le rapporte la SRF. IBM fournira le matériel, tandis que le constructeur des F-35, Lockheed Martin, prendra en charge les frais. L’ordinateur devrait entrer en service d’ici la fin de l’année au Centre suisse de calcul scientifique (CSCS), à Lugano. Et Lockheed Martin entend en tirer profit: avec IBM, le groupe d’armement souhaite y mener des recherches sur une nouvelle méthode de navigation.

L’ordinateur quantique n’est toutefois pas tout à fait gratuit pour la Suisse. Ces affaires compensatoires constituent une condition de l’achat des F-35, et Lockheed Martin répercute le coût de cette obligation dans le prix de vente. Selon Armasuisse, cette exigence renchérit l’acquisition des avions de combat de 700 à 800 millions de francs au total.

Helene Budliger Artieda
Helene Budliger Artieda quitte le Seco. Keystone / Christian Beutler

Après près de cinq ans à la tête du Seco, Helene Budliger Artieda s’en va. Un départ surprise qui alimente les spéculations à Berne.

Figure clé des négociations douanières avec les États-Unis, la cheffe du Secrétariat d’État à l’économie (Seco), Helene Budliger Artieda, a annoncé sa démission, comme l’a confirmé son supérieur hiérarchique, le conseiller fédéral Guy Parmelin. Elle souhaiterait relever un nouveau défi professionnel.

Depuis cette annonce, les spéculations vont bon train. Blick avance que Guy Parmelin l’aurait encouragée à quitter ses fonctions afin de nommer un de ses proches avant d’annoncer son propre départ. L’enquête en cours sur la gestion par le Conseil fédéral du conflit douanier avec les États-Unis, notamment autour des montres Rolex et des lingots d’or offerts par des patrons suisses à Donald Trump, pourrait aussi avoir contribué à la décision de la haute fonctionnaire.

Les négociations avec Washington n’étaient toutefois qu’un de ses nombreux dossiers majeurs. Cette diplomate de haut rang a également marqué le dossier européen et plusieurs accords de libre-échange. Son rôle a notamment été déterminant dans le déblocage des négociations avec l’Inde, longtemps dans l’impasse. L’accord entre l’AELE et l’Inde a été conclu il y a un an.

Winston Churchill, Zurich en 1946.
Winston Churchill avait reçu un accueil enthousiaste à Zurich en 1946. Photopress-Archiv / Str

Au cœur de l’Europe mais en dehors de l’UE, la Suisse et le Royaume-Uni ont plus d’un point commun. Dans un entretien, l’ambassadeur britannique explique ce qui rapproche les deux pays et quelles responsabilités en découlent.

Que dirait Winston Churchill de l’Europe d’aujourd’hui? C’est la question que la NZZ a posée à l’ambassadeur britannique en Suisse à l’occasion de l’anniversaire du célèbre discours prononcé à Zurich le 19 septembre 1946. «Churchill était un réaliste», répond James Squire. Selon lui, l’ancien Premier ministre inciterait aujourd’hui la Suisse et le Royaume-Uni à coopérer davantage et à défendre la démocratie.

L’entretien porte notamment sur la position des deux pays non membres de l’UE et sur la neutralité suisse. «La Suisse profite de sa situation au sein de l’espace de l’OTAN», estime l’ambassadeur. Une réalité qui s’accompagne selon lui d’une responsabilité commune: «L’Europe ne peut se permettre aucune faille.»

La Suisse effectue par ailleurs des vols d’entraînement sur ses avions de combat F/A-18 dans le Yorkshire. Pour James Squire, cette coopération militaire, tout comme d’autres formes de collaboration, ne sont pas en contradiction avec la politique de neutralité. Selon lui, l’adhésion à une alliance n’est pas nécessaire, mais une «coopération pragmatique est judicieuse».

Une radiographie
Une radiographie peut permettre de diagnostiquer la tuberculose (image d’illustration). Keystone

Deux maladies infectieuses font actuellement les gros titres en Suisse: un cas de tuberculose dans une école du canton de Bâle-Campagne et une mystérieuse flambée de légionellose à Wetzikon.

La tuberculose est aujourd’hui une maladie qui se soigne bien. En Suisse, elle touche néanmoins environ 550 personnes chaque année. Un cas retient actuellement l’attention: à Bottmingen, un membre du corps enseignant a été diagnostiqué porteur de la maladie.

Plus d’une centaine d’élèves âgés de 8 à 12 ans doivent désormais être testés. Ils ne sont toutefois pas soumis à une quarantaine. Selon le médecin cantonal Aref Al-Deb’i, l’origine de l’infection reste inconnue, rapporte la SRF.

Dans le canton de Zurich, une autre maladie infectieuse a fait une victime. À Wetzikon, une personne atteinte de légionellose est décédée. Selon la Direction cantonale de la santé, cette personne souffrait de plusieurs maladies préexistantes. Depuis le début de l’année 2025, un nombre inhabituellement élevé de cas de légionellose a été enregistré dans la commune, dont huit depuis juin 2026. Malgré les investigations menées, la source de l’infection n’a toujours pas été identifiée. Cet été, une flambée de légionellose à Bâle avait déjà causé un décès. Dans ce cas, l’origine de la contamination était une installation de refroidissement située sur un bâtiment commercial.

Traduction de l’allemand vérifiée par Dorian Burkhalter

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