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Böcklin, le peintre qui fascina les surréalistes

Arnold Böcklin, «Combat de Centaures», 1872/73. (Kunstmuseum, Bâle)

Pour marquer le centenaire de sa mort, le Musée des beaux-arts de Bâle propose une grande rétrospective Böcklin. Riche de 90 peintures, elle réunit notamment les titres majeurs, dont «L'Ile des morts» et «Ulysse et Calypso».

En même temps qu'il inaugurait la rétrospective Böcklin, le Musée des beaux-arts de Bâle révélait jeudi au public la nouvelle disposition de ses propres collections. Les travaux de rénovation, qui se sont étalés sur une décennie, sont en effet achevés. Le rez-de-chaussée accueille la peinture française du XIXe siècle, le deuxième étage l'art moderne et contemporain et le premier, outre les manifestations temporaires, la peinture ancienne.

Voici un siècle, en 1901, mourait près de Fiesole, en Italie, le peintre bâlois Arnold Böcklin, artiste suisse majeur qui fit évoluer le romantisme vers le symbolisme. Très riche, puisqu'elle compte 90 peintures, souvent de format imposant, la rétrospective organisée par le Musée des beaux-arts de Bâle, en collaboration avec le Musée d'Orsay à Paris, documente toute la carrière de Böcklin.

Aux paysages «purs» des débuts, d'obédience romantique (le merveilleux tableau intitulé «Ruine d'un château» daté de 1847, œuvre d'un jeune artiste de vingt ans), succèderont les peintures où fusionnent le paysage et les motifs fantastiques, empruntés aux mythologies aussi bien méridionales que nordiques.

L'exposition propose plusieurs versions des mêmes thèmes: trois versions de la célèbre «Villa en bord de mer», vision mélancolique d'une femme voilée tournée vers l'infini marin, et autant de la plus fameuse encore «Ile des morts». Après la scène apocalyptique qui montre «La Peste» chevaucher un étrange oiseau, Böcklin peint, comme un message ultime, une «Mélancolie» plus paisible, mais tout aussi pessimiste.

A voir au Musée des beaux-arts de Bâle jusqu'au 26 août, puis au Musée d'Orsay à Paris.

Laurence Chauvy


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