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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger, 

C’est Olivier à Berne. Comme chaque jour, nous avons sélectionné pour vous quelques nouvelles qui devraient vous intéresser. 

Pour la sélection de ce mercredi, mettons en exergue une reconstitution historique à Yverdon, qui allie recherche, artisanat et politique. Les habitants du lieu sont invités à revivre une élection par tirage au sort. 

Bonne lecture!

Réplique de l’urne électorale du 18e siècle. @Henri Guanzini-Photographe

Les élections par tirage au sort ne sont pas une utopie. L’histoire montre qu’elles ont été pratiquées, par exemple dans la Grèce antique. En Suisse, il n’y a pas besoin de remonter si loin, comme en témoigne une reconstitution réalisée à Yverdon-les-Bains, dans le canton de Vaud.

«Tous les mêmes ces politiciens!» «Tous pourris!» Il s’agit évidemment de jugements à l’emporte-pièce dignes du café du commerce. Il n’en reste pas moins que la défiance à l’égard du personnel politique traditionnel grandit dans plusieurs pays d’Europe. D’où des réactions comme un abstentionnisme croissant ou le vote en faveur de partis hors système ou extrémistes.

Mais il existe une autre méthode pour satisfaire les sceptiques: s’en remettre aux mains forcément innocentes du hasard. Cette idée, pratiquée dans la démocratie athénienne, refait de temps à autre surface. En Suisse, on va même plus loin. Une initiative populaire demandant que les juges fédéraux soient tirés au sort plutôt qu’élus par le Parlement vient de passer le stade de la récolte des signatures.

Une utopie? Pas forcément, puisque de telles élections se pratiquaient en Suisse encore au 19e siècle. A Yverdon, des passionnés ont décidé de reconstituer une élection complexe qui s’y déroulait le 4 septembre 1775 et où le hasard jouait un rôle important.

Station de surveillance sismique
sda-ats

Le Valais a connu une série de petits tremblements de terre en début de semaine. Au total, on a répertorié une centaine de secousses. Rassurez-vous, sans faire de victime ni de dégât.

Huit tremblements de terre légers d’une certaine ampleur ont été ressentis dans la nuit de lundi à mardi en Valais. L’épicentre se trouvait vers des sommets à la frontière avec le canton de Berne. Des dizaines de personnes ont été réveillées par les secousses. Celles-ci se sont poursuivies jusque dans la matinée à un rythme régulier.

Les séismes ne sont pas une rareté en Suisse, tout spécialement en Valais. Ils sont même assez fréquents. La population n’en est toutefois pas forcément consciente, car la plupart du temps, les secousses restent imperceptibles.

Mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, heureusement assez rarement, les tremblements peuvent provoquer victimes et dégâts, en Suisse aussi. Et même de véritables catastrophes. Le cas le plus grave jusqu’à ce jour: la destruction presque totale de la ville de Bâle en 1356. 

Une prison
Plus de 5000 requérants d’asile sont enfermés chaque année dans des prisons suisses. Image d’illustration. Pixabay

La Suisse place chaque année une vingtaine de migrants mineurs en prisons. Leur demande d’asile ayant été refusée, ils sont mis en détention dans l’attente de leur expulsion. Cette pratique est vivement dénoncée, tant en Suisse qu’à l’étranger. Mais le Parlement refuse de l’abolir.

Comme souvent en Suisse, la pratique n’est pas uniforme, fédéralisme oblige. Certains cantons ont renoncé à enfermer des migrants mineurs. A Genève et Neuchâtel, cette pratique est même interdite par la loi. En revanche, une dizaine de cantons ont recours à cette pratique.

Il est à relever cependant que la Suisse n’est pas le seul pays à agir de la sorte. Selon une récente étude de l’ONU, au moins 330’000 enfants sont enfermés chaque année dans un contexte migratoire dans au moins 77 Etats

Ruines
sda-ats

Une Suissesse a été blessée dans une attaque au couteau perpétrée sur un site archéologique au nord de la Jordanie. Trois touristes mexicains ainsi que deux accompagnants ont également été blessés.

Pour l’heure, les autorités jordaniennes n’ont donné aucune autre précision, notamment sur l’identité et les motivations de l’auteur. Ce n’est pas la première fois que des sites touristiques font l’objet d’attaques. La plus grave avait eu lieu en décembre 2016 et avait fait dix morts et une trentaine de blessés.

Ce genre d’attaque sur des sites archéologiques réveille des souvenirs douloureux en Suisse. En 1997, un commando islamiste avait abattu 62 personnes sur le site égyptien de Louxor. Les touristes suisses avaient payé le tribut le plus lourd avec 36 victimes. 

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