Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne. Comme chaque jour, j’ai sélectionné pour vous quelques nouvelles susceptibles de beaucoup vous intéresser.
Un point fort pour cette sélection de mercredi: le nombre de frontaliers qui atteint un nouveau record.
Bonne lecture!
Il n’y aura jamais eu autant de travailleurs frontaliers en Suisse. Leur nombre a régulièrement augmenté cette année pour atteindre 325’291 personnes. Un record historique.
Après avoir quelque peu fléchi en 2018, le nombre de frontaliers a pris l’ascenseur cette année, preuve probablement de la bonne santé actuelle de l’économie suisse. La hausse est particulièrement marquée dans les cantons de Genève et du Tessin.
Mais cette situation pourrait ne pas durer. Selon la dernière enquête du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’École polytechnique fédérale de Zurich, le fléchissement de l’économie mondiale pourrait bien affecter aussi l’économie suisse, ce qui aurait sans doute un impact sur le nombre de frontaliers.
Les frontaliers représentent toujours un thème très sensible en Suisse. Si certains les considèrent comme une main-d’œuvre indispensable à la bonne marche de l’économie, d’autres les voient comme des envahisseurs qui volent le travail des indigènes en acceptant des salaires au rabais.
Il est encore question de franchissement de frontière pour le deuxième article de cette sélection du jour. Mais cette fois-ci, il s’agit d’animaux. À la frontière avec l’Autriche, les douaniers suisses luttent contre un trafic illégal de chiens.
Le trafic d’animaux rares est un phénomène connu. Mais le commerce illégal concerne aussi des animaux familiers. Il s’est même fortement développé avec Internet.
Il y a beaucoup à gagner. Un chiot élevé dans un pays des Balkans y est acheté entre 30 et 100 euros, mais peut être revendu en Suisse entre 1200 et 1800 francs.
Mais il y a un risque. Ces chiens proviennent souvent de zones où la rage sévit encore. Pour les animaux découverts par les autorités, il n’y a guère que deux options: une mise en quarantaine ou l’euthanasie. Étant donné que la quarantaine entraîne des frais importants, c’est donc souvent la mort qui attend ces animaux.
- Le reportageLien externe diffusé au Téléjournal de la RTS
- Le témoignage de victimesLien externe dans le quotidien Le Temps
- Pour ne pas faire d’erreurs: le point sur la législationLien externe suisse sur le site de l’association «Quatre pattes»
Ce n’est pas forcément connu, mais la politique d’asile suisse a connu un profond changement depuis le 1er mars dernier. La clef de la réforme est d’accélérer les procédures. Désormais, la majorité des demandes devraient être traitées dans un délai maximal de 140 jours.
Une enquête de la télévision publique alémanique dévoile cependant que dans les faits, le système ne fonctionnerait pas bien. Notamment parce que beaucoup de décisions sont cassées par le Tribunal administratif fédéral.
Par ailleurs, les nouvelles procédures restent très critiquées par les organisations d’entraide, même si les requérants ont maintenant droit à une aide juridique gratuite.
- L’article de ma collègue Marie Vuilleumier pour tout savoir sur les nouvelles procédures
- Présentation de la procédure surLien externe le site officiel du Secrétariat d’État aux migrations
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Pour aller plus loin: le dossier de swissinfo.ch sur la politique d’asile suisse
Et pour terminer cette sélection du jour, voici une histoire étonnante. Celle du destin de l’avion de Yasser Arafat, qui a pitoyablement terminé sa carrière, abandonné sur le tarmac de l’aéroport de Genève.
Les Palestiniens ont longtemps rêvé d’avoir un État indépendant. Or parmi les attributs d’un État indépendant, il y a notamment l’existence d’un avion officiel. Pendant longtemps, cet avion a existé. Il était destiné aux déplacements de Yasser Arafat, leader historique du peuple palestinien.
Mais après avoir connu la gloire, cet avion a connu un triste destin. Racheté par un homme d’affaires libanais, il a été cloué au sol pendant treize ans à Genève, avant d’être finalement détruit.
- «Toutes taxes comprises», le magazine économique de la RTS, vous raconte l’histoire incroyableLien externe de cet avion
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