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Ueli Maurer

Aujourd’hui en Suisse

Chers abonnés, 

Dans le grand chambardement que traverse le monde, la Suisse conserve d'indéniables atouts. Après des années de rigueur budgétaire, la dette publique du pays est remarquablement faible, contrairement à celle de la plupart des pays européens. 

Il est temps d'investir dans l'avenir, plaident nombre d’économistes, comme vous pourrez le constater dans notre lettre d'information quotidienne. 

Bonne lecture,

Ueli Maurer
Keystone / Peter Klaunzer

La crise du coronavirus pourrait creuser un déficit de plusieurs dizaines de milliards de francs dans les caisses de la Confédération. Une perte abyssale que la Suisse a pourtant les moyens de combler facilement grâce à la gestion très prudente de ses deniers publics par son ministre des finances Ueli Maurer.

Mes collègues Samuel Jaberg et Pauline Turuban relèvent que le frein à l’endettement, un mécanisme introduit en 2003 par la Confédération, soulève de plus en plus de critiques et pas seulement à gauche. Pour relancer l’économie, il est temps de sortir de l’orthodoxie financière, disent en substance des économistes suisses.

Un argumentaire que développe aussi le journaliste économique Yves Genier sur le site lausannois Bon Pour La Tête. Un plus grand endettement de la Suisse serait même une bonne chose pour le franc et la stabilité financière du pays. 

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DR

L’orthodoxie n’est décidément plus de mise: l’idée du revenu universel revient à la surface, alors que le chômage explose dans le monde entier en raison de la crise du Covid-19.

Mon confrère Peter Siegenthaler s’est entretenu avec l’un de ses chauds partisans, l’entrepreneur Daniel Häni. «Le système actuel rend les gens dépendants», soutient l’entrepreneur. Selon lui, les travailleurs ne devraient plus être zélés et obéissants — pour cela, il y a des machines — mais créatifs et autodéterminés.

Les citoyens suisses ont voté en 2016 sur une telle idée qui a été repoussée à 77%. Une défaite presque considérée comme un succès par les promoteurs de l’initiative populaire pour un revenu de base inconditionnel. «Parfois, les choses peuvent aller très vite. Il suffit de penser à la chute du mur de Berlin, ou maintenant à la crise du coronavirus», remarque Daniel Häni.

Roberto Azevêdo
Keystone / Arne Immanuel Bänsch

Un an avant le terme de son deuxième mandat de directeur, Roberto Azevêdo quittera l’Organisation mondiale du commerce en août. L’annonce faite jeudi a surpris jusqu’au sein de l’OMC basée à Genève.

Les années Azevêdo (2013-2020) n’ont pas été de tout repos, rappelle Ram Etwareea dans les colonnes du Temps: «Montée du protectionnisme, gel du cycle de Doha, crise du multilatéralisme, guerre commerciale États-Unis-Chine, paralysie de l’instance d’appel de règlement des différends, blocage des réformes institutionnelles et, enfin, dégringolade des échanges internationaux à la suite de la pandémie de Covid-19 en auront été les jalons les plus marquants», résume le journaliste économique, soulignant que «cette démission surprise arrive au pire moment pour l’OMC, qui affronte une crise existentielle.»

C’est précisément ce contexte difficile qui a poussé le Brésilien de 62 ans à prendre les devants: «Alors que les membres commencent à adapter le programme de l’OMC aux nouvelles réalités post-COVID, mieux vaut qu’ils le fassent avec un nouveau directeur général», a-t-il déclaré lors d’une réunion en visioconférence.

La tâche de son successeur sera herculéenne. Parmi les papables, un double-national suisso-égyptien, Hamid Mamdouh, qui avait choisi Le Temps pour annoncer sa candidature en février dernier. Arrivé à la tête de la diplomatie commerciale égyptienne en 1976, Hamid Mamdouh a débarqué à Genève en 1985 en tant que négociateur pour son pays auprès du GATT. Il rejoint quatre ans plus tard l’organisation qui deviendra l’OMC en 1995.

grand-maman
© Keystone / Gaetan Bally

Les grands-parents peuvent à nouveau serrer leurs petits-enfants dans leurs bras, tout en restant privés de leur garde. L’annonce du responsable de la cellule de crise Covid-19 de l’administration suisse, Daniel Koch, a fait le tour du monde et fortement perturbé les aînés.

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Mes consœurs Tomoko Muth et Sibilla Bondolfi ont tenté d’y voir plus clair, tout en listant les mots d’ordre en la matière d’une quinzaine de pays. Les mesures de confinement s’avèrent plus aisées à mettre en place qu’à lever, décidément.  

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