Aujourd’hui en Suisse
Bonjour, amis lecteurs de Suisse et du monde,
Depuis le début de la semaine, vous l’aurez remarqué, votre site s’est habillé de neuf. Derrière ce changement de look se cache aussi un gros défi technique pour nos serveurs qui doivent gérer des millions de contenus en dix langues.
Ces derniers jours, nous avons remarqué que certains liens dans votre lettre d'information quotidienne ne menaient nulle part. Nous vous prions d’accepter pour cela nos plus plates excuses et pouvons vous assurer que nos techniciens travaillent d’arrache-pied à ce que tout rentre dans l’ordre le plus vite possible.
Sinon, le Parlement suisse vient de signer deux avancées significatives, dans la légalisation du mariage pour tous et dans la protection du climat.
Excellente lecture,
Mariage pour tous, adoption et accès au don de sperme pour les couples lesbiens: le Conseil national a franchi un pas historique en matière de droits pour la communauté LGBTIQ+. Reste à voir ce qu’en dira la Chambre haute, et éventuellement le peuple.
132 voix contre 52 et 13 abstentions: le résultat est sans appel. Sans surprise, les seuls à s’opposer au projet, issu d’une initiative parlementaire des Verts libéraux, ont été les députés UDC et une partie des démocrates-chrétiens.
La Suisse pourrait ainsi rattraper son retard sur l’Europe occidentale et une bonne partie des Amériques. Elle reste en effet un des derniers pays dans ces parties du monde où les couples de même sexe n’ont pas les mêmes droits que les autres.
Les jeux ne sont pas faits pour autant. Le Conseil des États doit encore donner son aval, et il est possible que le projet soit attaqué par référendum. Dans ce cas, les citoyennes et citoyens trancheraient en dernier recours.
- L’article de ma collègue Pauline Turuban, avec Keystone-ATS
- Notre Point Fort sur la communauté LGBTIQ+
La crise sanitaire n’a fait qu’éclipser la crise climatique. Aujourd’hui, elle est de retour sur le devant de la scène. Le Conseil national a nettement approuvé une révision de la loi sur le CO2 qui porte bien l’empreinte de la «vague verte» enregistrée aux dernières élections législatives.
Depuis une année, chaque mois est le plus chaud jamais vu en Suisse. Le temps maussade de ces derniers jours ne doit pas faire oublier qu’en moyenne, les températures ne cessent d’augmenter.
Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, la loi actuelle, prévue pour le défunt Protocole de Kyoto, ne suffira pas. Il faut donc renforcer les mesures dans tous les domaines: transports, bâtiments, industrie et ménages.
Comme prévu, la révision a convaincu à peu près tous les partis, sauf l’UDC. La droite conservatrice dénonce un «socialisme rétrograde, avec toujours plus d’interdictions et de redistributions par l’État».
- L’article de mon collègue Armando Mombelli
- Notre Point Fort sur la crise climatique
Plus
Quand le monde entier est en crise, faut-il s’occuper de soi ou continuer à aider les autres? Ce sont en gros les termes du débat parlementaire sur l’aide au développement de la Suisse.
Tous les quatre ans, le Gouvernement et le Parlement déterminent l’orientation stratégique de la coopération internationale. Pour la période 2021-2024, le Conseil fédéral veut se concentrer sur la création d’emplois décents sur place, la lutte contre le changement climatique, la réduction des causes de déplacement forcé et de migration irrégulière et l’engagement en faveur de l’État de droit.
Les débats se tiennent sur fond de crise du coronavirus. Cela a inévitablement des conséquences, qui se sont déjà manifestées lors du débat sur l’augmentation de l’aide internationale pour faire face à la crise sanitaire. Alors que la gauche réclamait un doublement du crédit pour l’aide humanitaire au vu de la crise, l’UDC voulait couper complètement tout crédit.
- L’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
Tué par un attentat en Irak en 2003, Sergio Vieira de Mello, ancien commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, est le héros d’un biopic de Netflix. Le diplomate brésilien avait un lien particulier avec la Suisse, et il est enterré à Genève.
«Je pense que pour Sergio, la Suisse représentait le monde tel qu’il pourrait être», juge aujourd’hui Carolina Larriera, économiste argentine qui fut sa compagne, et dont le personnage est très présent dans le film.
Le réalisateur insiste beaucoup sur cette histoire d’amour, mais pour le reste, la reconstitution semble assez fidèle. On y retrouve l’acteur brésilien Wagner Moura, dans un rôle très différent de celui de Pablo Escobar, qu’il incarna pour la série Narcos.
- L’article de mes collègues Olivier Pauchard et Valéria Maniero
- L’ONU est-elle bientôt caduque? Notre Point Fort sur l’évolution de l’institution, qui a 75 ans en 2020
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