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Aujourd’hui en Suisse

Chères Suissesses, chers Suisses de l’étranger,

Le président de la Confédération, Guy Parmelin, sera en Amérique du Nord jusqu’au 9 juillet. Assister au match de l’équipe nationale suisse contre l’Algérie, en seizièmes de finale de la Coupe du monde de football, ne sera qu’une parenthèse qui lui permettra peut-être de se distraire quelques minutes de sa véritable mission: éviter une nouvelle hausse des droits de douane imposée par Washington. 

Bonne lecture! 

Le conseiller fédéral Guy Parmelin (à gauche) et le représentant américain au commerce Jamieson Greer lors du Forum économique mondial de Davos, en janvier 2026.
Le conseiller fédéral Guy Parmelin (à gauche) et le représentant américain au commerce Jamieson Greer lors du Forum économique mondial de Davos, en janvier 2026. Keystone / Laurent Gillieron

Le président de la Confédération, Guy Parmelin, sera en déplacement jusqu’au 9 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ce voyage, prévu de longue date dans le cadre de la Coupe du monde de football en Amérique du Nord, sera moins axé sur les rencontres sportives que sur les enjeux commerciaux, notamment la question des droits de douane. 

Le 24 juillet, les droits de douane actuels imposés par Washington à la Suisse, ramenés à 10% après l’intervention de la Cour suprême américaine, arriveront à échéance. Ce qui se passera ensuite reste incertain. L’objectif de Guy Parmelin est d’éviter qu’ils ne dépassent le plafond de 15% fixé en novembre dernier dans une déclaration d’intention et, idéalement, d’ancrer ce pourcentage dans un accord juridiquement contraignant. 

Le plus haut responsable avec lequel le conseiller fédéral s’entretiendra à Washington sera le représentant au commerce, Jamieson Greer. Cependant, l’expérience passée a montré que tout dépendra des décisions du président Donald Trump, dont l’imprévisibilité a déjà pris la Suisse au dépourvu à plusieurs reprises, comme l’année dernière, lorsque des droits de douane de 39% avaient été annoncés pour la Confédération. 

Limiter les dégâts est le mot d’ordre actuel. Guy Parmelin soulignera probablement que la Suisse respecte les engagements pris, par exemple en investissant 200 milliards de dollars aux États-Unis au cours des cinq prochaines années. Des droits de douane de 15% seraient supportables, peut-on lire dans le Blick, «l’essentiel étant qu’il n’y ait pas un écart trop important par rapport [aux tarifs imposés] à l’Union européenne». 

La centrale nucléaire de Leibstadt, dans le canton d’Argovie.
La centrale nucléaire de Leibstadt, dans le canton d’Argovie. Keystone / Gaetan Bally

La construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse ne serait pas rentable sans un soutien de l’État et une baisse des coûts de construction. Telle est la conclusion à laquelle est parvenue une étude menée par l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) et l’Institut Paul Scherrer (PSI). 

Parmi les quatre modèles envisagés pour la construction éventuelle de nouvelles centrales nucléaires, le seul viable, selon l’étude, prévoit des garanties des autorités contre les risques financiers et un soutien au nucléaire comparable à celui accordé aux énergies renouvelables.

Les auteurs de l’étude soulignent que la Suisse peut atteindre ses objectifs climatiques même sans nouvelles centrales nucléaires, mais qu’elle deviendrait plus dépendante des importations pendant l’hiver. 

Ce sujet est l’un des plus brûlants de la politique suisse pour l’avenir proche. Lors de sa dernière session, le Parlement a en effet approuvé la contre-proposition du gouvernement à l’initiative «Stop au black-out» et les Vert-e-s ont déjà annoncé un référendum. À l’instar de l’initiative, le projet du Conseil fédéral prévoit la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires, une décision qui renverse celle du peuple qui, en 2017, avait voté en faveur d’une sortie progressive de l’atome.    

Cette levée de l’interdiction était l’objectif principal de l’initiative et, pour cette raison, le comité d’initiative s’est dit prêt à retirer le texte si le contre-projet franchissait l’obstacle des urnes. Il est probable que l’électorat helvétique se prononce sur cette question en février 2027. 

Selon Palantir, Republik aurait déformé les faits, une thèse réfutée par le tribunal de commerce de Zurich.
Selon Palantir, Republik aurait déformé les faits, une thèse réfutée par le tribunal de commerce de Zurich. EPA/Adam Vaughan

La société technologique américaine Palantir a renoncé à faire appel de la décision du tribunal de commerce de Zurich dans le cadre du litige qui l’opposait au magazine Republik. Il s’agit d’«une victoire pour le journalisme d’investigation», selon Reporters sans frontières. 

La décision du tribunal portait notamment sur deux articles dans lesquels Republik décrit les tentatives de l’entreprise – fournisseur de technologies de surveillance aux forces armées et aux services de renseignement du monde entier – de pénétrer le marché institutionnel suisse. Des tentatives qui sont restées vaines.

Palantir exigeait du magazine zurichois la publication de nombreux rectificatifs, mais le tribunal a donné raison à la rédaction sur 22 des 23 points contestés. L’entreprise américaine aurait encore pu faire appel devant le Tribunal fédéral, mais l’affaire s’est conclue plus tôt, par la victoire d’une petite rédaction face à un géant de la technologie. 

«Une excellente nouvelle, selon Valentin Rubin, de Reporters sans frontières, cité par la SRF. Si l’action en justice de Palantir avait abouti, cela aurait signifié qu’il était possible d’agir contre les médias pour dicter la ligne éditoriale. Une restriction inacceptable du travail journalistique.» 

Chaque coin d’ombre devient précieux pendant la canicule.
Chaque coin d’ombre devient précieux pendant la canicule. Keystone / Martial Trezzini

La vague de chaleur qui a touché la Suisse ces dernières semaines a pris fin aujourd’hui au nord des Alpes, tandis qu’au sud, on prévoit une légère amélioration à partir de demain et la fin de la canicule ce week-end. À l’avenir, cependant, des événements similaires seront très probablement encore plus intenses.

On respire un peu mieux en Suisse avec la fin d’une canicule qui a vu les records absolus de température battus dans de nombreuses régions, comme à Bâle, où le mercure a atteint 39 degrés samedi. On ne retrouvera pas les températures printanières, mais une dizaine de degrés en moins rendront les journées plus supportables.

À long terme, cependant, la situation reste préoccupante. Les vagues de chaleur comme celle qui vient de s’achever sont le signe «du début d’un processus», souligne le philosophe et expert en environnement Dominique Bourg, qui déclare au micro de la RTS: «Des pics à 50 degrés à Genève seront certainement possibles d’ici 20 ans». 

Sous-estimer l’impact du réchauffement climatique est une grave erreur, selon Dominique Bourg, et si les villes ne s’adaptent pas, les coûts économiques seront eux aussi énormes. Le philosophe pointe du doigt les élites économiques et politiques qui n’ont pas pris suffisamment de mesures pour y remédier, malgré les avertissements de la communauté scientifique, lancés dès les années 1970.  Il est trop tard pour éviter de gros problèmes, mais pas pour en éviter de plus graves encore, souligne-t-il. L’expert espère que la canicule de cette année 2026, qui a mis une grande partie de la planète à rude épreuve, servira de catalyseur à un changement de paradigme «radical».  

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