Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses du monde,
Comme dans de nombreux autres pays, les manifestations contre le racisme ont rythmé le week-end en Suisse. Les images de la mort de l’Afro-Américain George Floyd, étouffé sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis, continuent à produire une onde de choc.
C’est l’actualité que vous pouvez découvrir aujourd’hui dans un tout nouvel emballage sur swissinfo.ch. Nous sommes fiers de vous présenter notre nouvelle formule.
Bien du plaisir,
C’est un grand jour pour swissinfo.ch. Votre média international d’information en dix langues vous propose dès aujourd’hui une nouvelle formule. Au centre de celle-ci: les points forts, qui vous permettront de mieux comprendre les problématiques actuelles en Suisse.
«Nous œuvrons à un nouveau journalisme, qui ne gave pas mais au contraire met en appétit», explique notre directrice Larissa Bieler. Notre nouveau design met en avant une soixantaine de points forts, des questions essentielles pour la vie en société. Ils vous permettront de saisir plus facilement des questions complexes.
Notre nouveau look nous permettra aussi de dialoguer plus directement avec vous sur des sujets importants pour la Suisse et dans le monde. Vos idées et propositions sont les bienvenues!
Découvrez votre nouveau swissinfo.ch
L’éditorial de notre directrice Larissa Bieler
Lausanne, Berne, Bâle, Zurich ou encore Neuchâtel. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues ce week-end en Suisse pour manifester contre le racisme et les violences policières, après la mort de l’Afro-Américain George Floyd aux États-Unis.
«Le racisme structurel existe également en Suisse», rappelle Anja Gover, journaliste qui se décrit comme afro-européenne, dans une tribune. Ce n’est pas parce que la Suisse n’a pas eu de colonies qu’elle doit penser que ce qui arrive aux États-Unis n’est pas comparable à ce qui se passe chez elle, souligne-t-elle. «Pour lutter contre le racisme, il faut donc d’abord reconnaître son caractère universel.»
La Suisse n’échappe du moins pas à la problématique du délit de faciès ou profilage racial. Interviewé par la Radio Télévision Suisse (RTS), un ancien policier a choisi de démissionner et de témoigner publiquement: «Ce que je garde des interventions sur les personnes africaines, c’est des moyens de contrainte très élevés sur des personnes pacifiques, qui ne représentent la plupart du temps aucun danger.»
Lire la tribune d’Anja Gover
L’article de ma collègue Pauline Turuban sur le profilage racial
Le témoignageLien externe d’un ancien policier à la RTS
Plus
Au Pérou, l’exploitation minière illégale de l’or détruit et pollue la forêt amazonienne. De l’or «sale» dont une partie arrive en Suisse, puisque la Confédération héberge les cinq plus grandes raffineries d’or du monde.
L’an dernier, la raffinerie suisse Metalor a cessé de s’approvisionner auprès de mineurs artisanaux d’Amérique latine. Dans la région péruvienne de Madre Dios, les autorités tentent de combattre les mineurs illégaux, mais les activités reprennent rapidement ailleurs.
Mark Pieth, professeur de droit pénal et auteur d’un livre sur le blanchiment d’argent, estime que les affineurs suisses devraient s’engager pour produire de l’or de manière durable. Invoquant le manque de ressources pour garantir le respect des normes, la raffinerie helvétique Metalor a cependant choisi de renoncer à acheter de l’or aux mineurs artisanaux sud-américains.
- Lire le long formatLien externe de ma collègue Paula Dupraz-Dobias
- Le rapportLien externe (en anglais) de la SPM (Société pour les peuples menacés) sur des exportations d’or illégales destinées à Metalor
«Nous allons vivre des mois voire des années difficiles», a averti ce matin le ministre de l’Économie Guy Parmelin, interviewé par la RTS. Alors que de nouveaux assouplissements sont entrés en vigueur ce week-end et que le pays enregistre moins de dix nouveaux cas de Covid-19 par jour, les «défis devant nous sont immenses», a-t-il estimé.
Si la réouverture des activités a relancé la consommation intérieure, la Suisse dépend énormément de l’industrie d’exportation. «Si les marchés à l’étranger restent fermés, des mesures de relance mal ciblées ne vont rien résoudre», a précisé Guy Parmelin.
«Mais il ne faut pas se voiler la face, il y aura malheureusement des faillites et cela me fait mal au cœur», a concédé le ministre. Il a toutefois souligné que le gouvernement déploiera tous ses efforts pour essayer d’accompagner son industrie avec des mesures afin de l’aider «à passer ce cap difficile».
- L’interviewLien externe de Guy Parmelin à la RTS
- Les conséquences de la pandémie sur l’économie suisse
- Coronavirus: la situation en Suisse
Plus
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative