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Chère lectrice, cher lecteur, 

Bonjour, c’est Katy à Berne, où les femmes du pays se préparent à débrayer pour la grève des femmes demain. A 15h24, une vague violette (couleur des mouvements féministes) envahira les rues du pays.

Pendant ce temps, nouvel épisode dans la saga du remplacement des avions de combats de l’armée suisse. Le constructeur suédois Saab retire son Grippen E de la course, laissant le champ libre à ses quatre concurrents. 

Bonne lecture et salutations de Berne,

© Keystone / Martial Trezzini

Pourquoi les femmes suisses feront-elles la grève demain? Clara Almeida Lozar, une étudiante suisse, a expliqué à swissinfo.ch pourquoi elle descendra dans la rue. Le prochain avion de combat de la Suisse ne sera pas un Gripen E. Le modèle du constructeur suédois Saab n’est pas encore assez développé pour participer aux essais de vol.


«Etonnée et fière» Dans une Suisse peu habituée aux grandes mobilisations, Clara Almeida Lozar se réjouit de l’ampleur de la vague féministe qui se mobilise pour le 14 juin. A 20 ans, elle considère que s’engager pour la cause des femmes est une évidence. L’étudiante de Lausanne (canton de Vaud) a ainsi décidé de rejoindre un collectif qui participe à l’organisation de la grève.

Tout commence dans la sphère privée Les femmes suisses continuent à assumer la majorité des tâches domestiques. C’est l’exemple le plus parlant de discrimination, selon l’étudiante sciences sociales et politiques. De plus, le travail qu’elles assurent à la maison, comme faire le ménage ou s’occuper des enfants. Clara Almeida Lozar rappelle aussi qu’en Suisse, toutes les deux semaines, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint.

Bannir les «mademoiselle», «petite» ou «chérie»!  Agir sur le langage est primordial, affirme Clara Almeida Lozar, car il est «le miroir de notre société». Elle plaide donc pour le rendre le plus inclusif possible et pour faire la chasse aux mots et expressions utilisés par habitude mais qui ont une connotation négative.


Problème d’égalité de traitement. Avant de l’acquérir en 2025 pour six milliards de francs, l’Office fédéral de l’armement organise des tests en vol pour dénicher le nouvel avion de combat idéal. Des tests qu’il veut effectuer sur des modèles entièrement opérationnels, ce qui n’est pas le cas du Gripen E. Le constructeur suédois a bien proposé d’effectuer les essais sur une version encore en développement, mais s’est heurté à un refus. armasuisse estime que ceci irait à l’encontre de l’égalité de traitement de tous les candidats.

Quatre avions de combat sont encore en lice pour remplacer les Tiger et les F/A-18 de l’armée suisse: le Rafale français (Dassault), l’européen Eurofighter (Airbus) ainsi que les deux avions américains, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin.

Le temps presse! Le peuple devrait pouvoir se prononcer sur l’acquisition l’an prochain. En 2014, les Helvètes avaient déjà refusé une précédente acquisition de 22 avions de combat Gripen. Le dossier est désormais en retard de quinze ans sur la planification initiale. Si le projet Air2030 ne peut être réalisé à l’horizon prévu, ce pourrait être la fin de la défense aérienne et la police du ciel dès 2030.

  • L’article completLien externe du journal Le Temps
  • Le président français Emmanuel Macron estime, dans une interview à la Radio Télévision Suisse, que la Suisse doit s’équiper avec du matériel européen
  • Quel avion doit acheter la Suisse? La discussion se déroule ici.
© Keystone / Peter Klaunzer

Le marché de l’immobilier s’expose à un risque de surchauffe. C’est la Banque nationale suisse qui tire jeudi la sonnette d’alarme. 


La situation est préoccupante juge la Banque nationale suisse (BNS). L’institut d’émission s’inquiète de la croissance des hypothèques accordées pour financer l’immobilier de rendement dans des régions où les taux de vacance sont déjà élevés.

Le spectre de la crise des années 1990. La faiblesse des taux ravive la crainte de voir l’éclatement d’une bulle immobilière, comme ce fut le cas à la fin du 20e siècle. Une bulle apparaît lorsque les prix de l’immobilier augmentent de manière disproportionnée, beaucoup plus fortement que d’autres indicateurs économiques, comme les salaires. Au fil du temps, les bâtiments finissent par être surévalués par rapport au marché réel. A un certain point, cet écart devient insupportable et la bulle éclate, entraînant une sévère baisse des prix. A la fin des années 1990, les banques suisses avaient perdu 57 milliards de francs.

Que faut-il faire? Dans son rapport de stabilité financière, la BNS salue les mesures d’autorégulation prises récemment par le secteur bancaire. Elle soutient également la proposition du gouvernement, qui vise à augmenter la pondération du risque pour les prêts à taux d’intérêt élevé dans l’immobilier de rendement.

Keystone / Olivier Hoslet

La Suisse et l’accord-cadre, je t’aime, moi non plus! La Suisse demande des précisions à l’Union européenne. Vous ne comprenez pas les enjeux? swissinfo.ch vous explique. 

Pourquoi un accord-cadre? La Suisse a choisi de rester en dehors de l’UE. Elle règle donc les relations avec les 28, son principal partenaire commercial via une série de traités bilatéraux. Ces accords doivent régulièrement être renégocier, suivant l’évolution de marché intérieur de l’UE. Bruxelles aimerait toutefois simplifier les procédures, en signant un accord-cadre avec la Suisse. Cela permettrait une adaptation plus de la législation suisse à l’évolution du droit communautaire.

Que veut le gouvernement suisse? L’accord-cadre met le gouvernement suisse dans l’embarras. Il subit les pressions des 28, mais craint aussi un refus de l’accord par le Parlement ou le peuple. Il joue donc la montre et demande à l’UE de clarifier ou réviser trois points problématiques, soit la protection des salaires, la directive sur la citoyenneté et les aides d’Etats.

Que répond l’UE? «Un accord doit être signé dans les tout prochain jour», martèle le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il se montre toutefois compréhensif envers le Conseil fédéral: il veut bien clarifier mais pas de renégociations possible.

Pour tout savoir, lire l’article complet de swissinfo.ch

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