Mercredi
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L'égalité domine l'actualité helvétique du jour: l'égalité entre hommes et femmes, l'égalité salariale entre chefs et employés, ou encore l'égalité face à la procréation.
Une enquête auprès des artistes et galeristes installés en ville de Bâle révèle également un scepticisme grandissant du milieu envers le "monstre" qu'est devenue Art Basel, la plus grande foire d'art contemporain au monde.
Le patron d’UBS gagne jusqu’à 267 fois plus que ses employés. Le géant bancaire est l’entreprise suisse où les écarts salariaux sont les plus importants.
La réalité est parfois dure à avaler. Un patron peut gagner jusqu’à 267 fois plus que ses employés, révèle une étude du syndicat Unia sur 36 grandes entreprises suisses en 2018. L’écart des salaires s’est très légèrement réduit, passant d’un rapport de 1 à 137 en 2017 à 1 à 134 en 2017. Les différences les plus importantes sont constatées chez UBS, Roche, Credit Suisse et Nestlé.
Un salaire de 13,9 millions de francs! Sergio Ermotti, le patron d’UBS, est le dirigeant le mieux payé du pays: il gagne 7’700 francs par heure. «Deux mois en tant que PDG d’UBS valent jusqu’à 50 ans de travail dans une maison de retraite», commente le syndicat Unia.
Rien n’a changé. L’initiative contre les salaires abusifs, pourtant acceptée par le peuple, n’a rien résolu, constate Unia. Très peu de choses ont bougé dans le privé, mais également dans les sociétés proches de l’État comme Swisscom, La Poste ou les CFF, où les patrons ont touché entre 1 et 1,5 million de francs en 2018.
- L’article complet de swissinfo.ch
- L’étudeLien externe d’Unia
- Des réactions? La discussion se déroule ici.
Art Basel transforme l’art en simple marchandise. Les artistes et galeristes bâlois ne mâchent pas leur mot pour décrire le fonctionnement de la foire aujourd’hui.
Volée de bois vert pour Art Basel. swissinfo.ch est allé à la rencontre des artistes et galeristes locaux, juste avant l’ouverture de la plus grande foire d’art contemporain du monde. Et les critiques fusent de tous côtés.
«Cela ressemble au Forum de Davos». Daniel Kurjakovic est curateur en chef des programmes du Kunstmuseum à Bâle. Il pense qu’Art Basel va gentiment se transformer en marque commerciale, comme le Louvre à Paris. Il dénonce aussi le côté exclusif de la manifestation, réservé à un petit cercle d’initiés avec de grands moyens.
«Cette quantité me donne envie de vomir». Guido Nussbaum est un artiste très respecté de la scène bâloise. Il pense qu’autant d’œuvres d’art sont forcément indigestes et que cette opulence conduit à une certaine insensibilité envers l’art.
- L’enquête complète de swissinfo.ch
- swissinfo.ch a aussi enquêté sur la place des femmes dans les musées, l‘article complet ici
Y a-t-il une nouvelle vague féministe en Suisse? La grève des femmes prévue le 14 juin mobilise toutes les générations. Le quotidien Le Temps dresse le portrait des militantes d’hier et d’aujourd’hui.
«Les femmes osent se mobiliser». Valérie Vuille, une Genevoise de 28 ans, ose aujourd’hui se revendiquer «féministe» pour exiger l’égalité et combattre le patriarcat. Elle constate que le féminisme reprend de la vigueur aujourd’hui.
«Le 14 juin est une étape». Maria Pedrosa, syndicaliste de 37 ans, pense que la force de cette grève est de nouer des solidarités entre toutes les femmes dans tout le pays. Elle constate que certaines revendications n’ont pas changé: égalité des salaires, congés parentaux, partage des tâches domestiques… Mais de nouvelles formes de discriminations sont apparues: harcèlement de rue, sexisme ordinaire, etc.
«Nos revendications étaient moins globales». Annik Mahaim, écrivaine de 67 ans, a fait la grève en 1991. Elle a l’impression qu’à l’époque, les militantes se concentraient surtout sur des questions plutôt formelles et juridiques, alors qu’aujourd’hui les revendications sont plus globales.
- L’article completLien externe du Temps
- swissinfo.ch a demandé à une jeune de 20 ans participant à la grève des femmes quelles étaient ses motivations. L’interview en intégralité ici
- Et vous, que pensez-vous de la situation des femmes en Suisse et de cette grève du 14 juin? La discussion se déroule ici.
Un bébé suisse sur quatre a vu le jour grâce à la procréation médicalement assistée. RTSinfo fait le point sur les tendances, les coûts et les avancées dans le domaine de la création de la vie.
Avoir un enfant à tout prix, c’est possible. La procréation médicalement assistée s’est fortement développée en Suisse depuis les années 2000. Un bébé sur quatre est né grâce à ce type de fécondation en 2017. Le taux de réussite a aussi augmenté: il est passé de 33% en 2002 à 44% en 2017.
Entre 2000 et 10’000 francs suisses. Les traitements de procréation médicalement assistée sont coûteux, tout particulièrement en Suisse. Et certaines procédures ne sont pas remboursées par l’assurance-maladie. De nombreuses se rendent donc à l’étranger pour leur traitement.
Pas pour tout le monde. La procréation médicalement assistée est réservée aux couples hétérosexuels en Suisse et réalisée uniquement en cas d’infertilité pour laquelle tous les traitements ont échoué. Le don de sperme est autorisé, mais pas le don d’ovules.
- Le Grand FormatLien externe de RTSinfo, avec graphiques et vidéos
- L’article de swissinfo.ch sur les personnes issues d’un don de sperme
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