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Affaire Bellasi : le divisionnaire Peter Regli aurait dû savoir

Le chef du Groupe de renseignements de l'armée Peter Regli, entre-temps muté à d'autres tâches, aurait dû savoir que Dino Bellasi organisait des exercices de tir avec des armes privées. Grâce à la prescription, il ne sera pas poursuivi.

Le chef du Groupe de renseignements de l’armée Peter Regli, entre-temps muté à d’autres tâches, aurait dû savoir que Dino Bellasi organisait des exercices de tir avec des armes privées. Grâce à la prescription, il ne sera pas poursuivi par la justice militaire.

Lors d’une conférence de presse à Berne, l’auditeur en chef de l’armée Dieter Weber (photo) a déclaré que le divisionnaire Regli savait ou aurait dû savoir que le capitaine Bellasi avait organisé des exercices avec des armes privées puisque celui-ci lui a fait parvenir un rapport précis sur au moins un exercice, à Andermatt, dans le canton d’Uri, en 1997. M. Weber a affirmé que chaque supérieur se devait de lire les rapports de ses subordonnés, afin de pouvoir intervenir en cas de besoin.

Mais selon le rapport final du juge d’instruction militaire du Tribunal de division 3, qui a interrogé douze personnes lors de son enquête, l’absence de réaction des supérieurs de l’ex-comptable peut être qualifiée de cas de «peu de gravité d’inobservation de prescription de justice». Ils n’auront même pas à subir la peine disciplinaire indiquée dans un tel cas, puisqu’ils bénéficient de la prescription intervenue en mai 1998 déjà. En revanche, une enquête militaire ordinaire sera ouverte contre Dino Bellasi pour inobservation des prescriptions de service. Ce chef d’accusation entraîne une peine maximale de six mois d’emprisonnement, selon le code pénal militaire.

Dino Bellasi a reconnu avoir organisé, sans permission, des exercices avec des armes et des munitions privées lors de cours militaires du Groupe de renseignements à onze reprises entre 1994 et 1997, à Sand-Schönbühl, dans le canton de Berne, et à Andermatt. Devant le juge d’instruction, il a admis avoir su que ce genre de pratique est interdite. Bellasi, arrêté le 13 août dernier, est notamment accusé d’avoir détourné près de neuf millions de francs.

Suspendu à la suite de cette affaire, le chef du Groupe de renseignements de l’armée Peter Regli a reçu de nouvelles tâches. Il doit transmettre aux archives les connaissances et documents accumulés en tant que chef et se tenir à disposition de son remplaçant. Blanchi sur les plans pénal et militaire, Peter Regli n’a plus contre lui qu’une enquête administrative.

(SRI avec les agences)

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