Des dédommagements pour les familles
La plupart des familles des victimes ont accepté un arrangement extrajudiciaire avec les assurances de l'ex-compagnie Swissair.
Les parties ont décidé de ne dévoiler aucun montant, ni individuel, ni global.
La débâcle de la compagnie n’a jamais remis en cause le versement de ces dédommagements, indiquent tant le bureau du commissaire au sursis que Toni Fürer, coordinateur de la «Post Emergency Organisation SR 111» (PEO).
En mars 2002, une vingtaine de plaintes étaient encore pendantes devant un juge de Philadelphie, qui centralise les procédures judicaires aux Etats-Unis. Celui-ci a estimé que le droit américain n’était pas applicable. Les négociations se sont poursuivies entre familles et assurances.
«Actuellement, huit familles sont encore en tractations à propos du montant du dédommagement. Un accord est tombé dans deux cas avant-hier encore», indique Toni Fürer.
Une partie est toujours en négociations
Sur ces huit, ajoute-t-il, «une partie est toujours en négociations et une autre partie a décidé de porter son différend devant un tribunal. Les plaignants doivent retourner devant l’instance où ils avaient d’abord déposé leur plainte, par exemple Cincinnati.»
Il n’est pas possible de dire si ces huit familles ou proches de victimes sont américaines, précise le coordinateur. Toni Fürer ajoute encore que certaines familles n’ont pas réclamé de dédommagement financier.
Dans un premier temps, 192 familles avaient déposé une plainte, pour un montant total de 16 milliards de dollars (Tages-Anzeiger du 5.10.01) Fin août 2001, 160 demandes avaient fait l’objet d’un accord extrajudiciaire. ¨
Swissair avait débloqué très rapidement une aide matérielle aux proches des victimes et avait mis en place une équipe de psychologues. Sa prise en charge rapide et non bureaucratique avait d’ailleurs fait l’objet de nombreux commentaires élogieux.
La «Post Emergency Organisation SR 111» (PEO) avait également été créée dès la catastrophe. Toni Fürer était présent dès la première heure.
Cette structure compte quelques personnes et a été maintenue en activité après la débâcle. Le commissaire au sursis Karl Wüthrich a décidé de contribuer aux frais de fonctionnement, «afin que le travail puisse se poursuivre correctement», explique son associé Filippo Beck.
swissinfo, Ariane Gigon Bormann
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