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La Chaux-de-Fonds prend l’avantage

Nakaoka vient de battre Oestlund: c'est 2 0 pour la Chaux-de-Fonds. Keystone

Entre le recalé de LNA et le petit génie de LNB, l'écart n'est certainement pas très grand cette saison. Mais, techniquement parlant, il existe bel et bien. C'est ce qui a permis à La Chaux-de-Fonds de s'imposer dans la douleur 4-3, lors du premier round de ce barrage à Genève, face au Lausanne Hockey-Club.

Les Lausannois n’auront pas besoin de disserter longtemps sur l’importance des débuts de partie. Eux qui ont forgé l’essentiel de leurs succès en play-off en creusant l’écart dans le premier tiers sont bien placés pour mesurer toutes les conséquences d’un désavantage de trois buts. Surtout quand ils ont été réalisés en 186 secondes seulement et qu’ils surviennent après six minutes stériles de power-play durant les dix premiers tours d’horloge.

Il n’en fallait pas plus pour instaurer un minimum de confiance dans les rangs de La Chaux-de-Fonds, après sa funeste expédition du début de semaine à Coire, qui l’avait empêché de sauver sa place en LNA. Mais le colosse neuchâtelois a des pieds d’argile.

Une fois la tempête passée, le LHC s’est accroché à ses basques, manquant à plusieurs reprises une égalisation qui lui semblait promise et souhaitée par les 5570 supporters presque tous acquis à sa cause, malgré le déménagement à Genève. «Nous avons toujours du mal cette saison à gérer un avantage au score», relevait Fabian Guignard, le Lausannois passé dans les rangs de la Tchaux. Preuve à l’appui.

Lausanne manquant d’ardeur créatrice, La Chaux-de-Fonds dans ses petits patins, la première manche de ce barrage pour l’ultime place en LNA s’est déroulée dans la pure tradition des batailles du genre. Soit avec les nerfs à fleur de peau et dans un contexte particulier, vu la patinoire genevoise «neutre» des Vernets.

Reste que les débuts de Thomas Östlund dans la cage vaudoise ont laissé un goût mitigé. Le géant suédois n’a pas aussitôt connu son rayonnement habituel et surtout, sa titularisation aux dépens de Flavio Streit et d’un certain esprit de groupe, ont provoqué quelques grincements de dents dans l’effectif de Riccardo Fuhrer et parmi les fans, toujours si prompts à s’enflammer.

Jonathan Hirsch

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