La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Le basket-ball suisse ouvre ses portes

Après le football et le volley-ball notamment, le basket-ball ne considère plus les joueurs européens comme des étrangers.

Ce nouvel état de fait constitue à la fois un atout et un risque pour les joueurs suisses. La Fédération suisse de basket réfléchit à d’éventuelles mesures.

Dans le microcosme du basket-ball suisse, la réglementation est entrée en vigueur le 1er juillet de cette année.

Les joueurs des 15 premiers pays de l’Union européenne ainsi que de l’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège (tous trois membres de l’AELE, l’Association européenne de libre-échange), ne sont plus considérés comme des étrangers.

«Ceci est une très bonne chose, se réjouit l’entraîneur de Boncourt Randoald Dessarzin. «A la fois pour le basket-ball helvétique et pour les joueurs en provenance de l’Europe qui n’ont pas trouvé leur bonheur dans leur pays.»

Le BC Boncourt a ainsi profité de la nouvelle donne pour recruter deux Français, dont le jeune Antoine Mendy (21 ans). «Antoine n’a pas hésité à quitter sa banlieue parisienne pour se donner une chance, admire Dessarzin. Il évoluait à Rueil en Pro B, la 2e division française.»

Tout bénéfice

Assistant du nouveau sélectionneur national Emmanuel Schmitt, l’entraîneur jurassien relève également les avantages pour l’équipe de Suisse. «Nos internationaux seront confrontés à un championnat plus relevé, se réjouit-il. Cela ne peut que nous être bénéfique.»

A condition, bien sûr, que les Helvètes puissent encore trouver des places dans les équipes du pays.

A l’heure actuelle, le nouveau règlement concernant les ressortissants de ces 18 pays européens est en effet non restrictif. Un club pourrait ainsi se passer de joueurs suisses.

Willy Ueltschi, directeur du secrétariat général de la fédération suisse de basket-ball ne croit guère à cette éventualité «Cette hypothétique dérive sera limitée par le budget des clubs, rassure-t-il. Un joueur suisse coûtera toujours moins cher qu’un étranger.»

Reste que la Fédération suisse de basket-ball a tout de même mandaté un homme de loi pour réfléchir à l’élaboration d’une base légale stipulant qu’un nombre minimum de joueurs suisses doivent être présents sur les parquets lors de chaque match. Affaire à suivre.

swissinfo, Raphael Donzel

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision