Le maître Corretja bat l’élève Federer
Fin de parcours honorable pour Roger Federer qui s’incline en trois sets 7-5 7-6 (9-7) 6-2 devant l’Espagnol Alex Corretja, tête de série numéro 10 et parmi les meilleurs spécialistes de terre battue.
«Je suis fier de mon tournoi, j’ai toujours aimé jouer sur cette surface, mais les résultats ne suivaient pas». Pour Roger Federer (ATP 54), le principal enseignement aura été de constater qu’il peut également s’exprimer sur la brique pilée, lui qui n’y avait jusqu’à cette semaine jamais enlevé le moindre match.
«J’ai obtenu mon meilleur résultat en Grand Chelem, cela me rend confiant pour les autres surfaces où je me sens encore plus à l’aise. J’ai aussi vu que je pouvais accrocher un joueur comme Corretja, une référence sur terre battue». Accrocher, mais pas encore dominer…
Pour sa première apparition sur le court central de Roland-Garros, Roger Federer s’est montré digne de l’événement, lui qui restait à 18 ans le plus jeune tennisman encore en lice dans le tableau masculin. Après une entrée en matière complètement ratée, perdant les trois premiers jeux en 9 minutes, Federer a tenu la dragée haute, qui plus est du fond de court, à Alex Corretja, laissant filer de peu la première manche et échouant pour quelques centimètres dans la conquête du second.
Le Bâlois galvauda en effet deux balles de set dans le tie-break qu’il perdit finalement par 9 points à 7. C’était le tournant du match. Ressentant encore ses efforts après son match-marathon contre Michel Kratochvil («je n’ai pas pu complètement récupérer»), atteint psychologiquement, Federer rendait les armes en 2 heures et 35 minutes. «Ce joueur a vraiment de talent, on entendra encore parler de lui», lui rendit hommage Alex Corretja, qui aspire à se hisser une seconde fois en finale des Internationaux de France, après 1998.
Mission accomplie donc pour Roger Federer, qui a passé trois tours à Roland-Garros. «J’ai beaucoup appris. Cela me servira à l’avenir », conclut-il. Place maintenant au gazon, une surface qui lui sied bien plus, avec les tournois de Halle, Nottingham et bien sûr Wimbledon.
Olivier Breisacher, Roland-Garros
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