Les Quinze pourraient lever l’embargo sur le bœuf suisse
L’espoir d’une levée prochaine de l’embargo européen sur le bœuf suisse renaît. La Commission de Bruxelles propose aux Quinze de reconnaître, à la Suisse, le statut d’un pays présentant un faible risque du point de vue de la maladie de la vache folle.
L’espoir d’une levée prochaine de l’embargo européen sur le bœuf suisse renaît petit à petit. La Commission de Bruxelles propose aux Quinze de reconnaître, à la Suisse, le statut d’un pays présentant un faible risque du point de vue de la maladie de la vache folle. Un petit pas encourageant, même si les obstacles sont encore nombreux.
La Commission européenne propose de classer les pays suivant les risques qu’ils présentent au regard de l’encéphalite spongiforme bovine, nom scientifique de la maladie de la vache folle. L’ESB serait à l’origine de la mort d’une cinquantaine de personnes, à ce jour, en Europe.
La Suisse a encore connu, cette année, une quarantaine de cas de vaches folles. Bruxelles suggère néanmoins de la classer dans la catégorie des pays à faible incidence d’ESB. Au même titre que la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Alors pourquoi ce classement? Pour déterminer les conditions dans lesquelles un pays peut exporter. La Suisse sera tenue de respecter des critères sanitaires stricts. Elle devra éliminer de la chaîne alimentaire tous les matériaux à risques spécifiés des bovins: la cervelle, les yeux, la moelle épinière… C’est dans ces tissus de l’animal que se concentre l’essentiel de l’ESB.
Or, il se trouve que la Suisse élimine, aujourd’hui déjà, tous ces tissus à risques. Autrement dit: elle pourra prétendre que sa viande ne présente aucun danger au regard des critères européens.
Reste que la partie n’est pas gagnée. Les Quinze doivent encore donner leur feu vert à cette classification. Le cas échéant, rien ne dit qu’ils rouvriront leurs frontières à un pays qui présente encore un risque potentiel. La Grande-Bretagne en sait quelque chose. Elle s’efforce, non sans peine, de reconquérir ses marchés perdus après trois ans d’embargo.
Olivier Thomas
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