Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, les Suisses du monde,
Il y a dix ans, la terre tremblait en Haïti et la Suisse se mobilisait pour aider les victimes de cette terrible catastrophe. Aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur tire le bilan de cette aide. Et il est positif, même si le pays souffre encore.
On vous parle aussi de formation dans les écoles et en entreprise, du boom des voitures «propres» et d’un message de notre présidente de la Confédération qui fait rire à Paris.
Très bonne lecture,
Il y a dix ans, les Suisses ont donné 66 millions de francs pour les victimes du séisme en Haïti. Aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur peut affirmer que cet argent a été dépensé à bon escient.
Entre 200’000 et 500’000 morts, Port-au-Prince pratiquement rayée de la carte, la secousse a été terrible. Survenu le 12 janvier 2010, le tremblement de terre a mis à genoux un pays qui est déjà le plus pauvre de l’hémisphère nord.
Le mouvement de solidarité en Suisse a été très fort. Avec 66 millions de francs, cette collecte reste la 3e plus grosse de l’histoire de la Chaîne du Bonheur, après celle pour les victimes du tsunami de 2004 en Asie et des inondations de l’an 2000 en Suisse.
10 ans après, la Chaîne du Bonheur tire un bilan positif. Les organisations d’entraide suisses ont beaucoup œuvré pour l’approvisionnement en eau et la reconstruction des maisons détruites. Mais le pays, où pauvreté, instabilité et corruption sont endémiques, n’est pas tiré d’affaire pour autant.
- L’article de ma collègue Kathrin Ammann sur le bilan de l’aide suisse, avec les reportages de Samuel Jaberg, qui s’était rendu en Haïti un an après la catastrophe
- L’article de votre serviteur, qui présentait en septembre 2019 le fonctionnement de la Chaîne du Bonheur à l’occasion de sa 250e collecte
La formation duale, ce système que le monde nous envie, garantit la qualité des professionnels en Suisse. Et désormais, l’époque où les jeunes devaient choisir leur métier à la fin de l’école obligatoire est révolue. Les changements de voie sont possibles à tout âge.
Certains jeunes ont besoin de davantage de temps pour découvrir la profession qui leur convient le mieux. La formation duale laisse toujours la porte ouverte à un éventuel changement d’orientation, y compris si celui-ci impose un retour sur les bancs de l’école.
Et puisqu’on parle des écoles suisses, on rappellera que l’uniforme n’y a guère la cote. À part dans les écoles privées, souvent fréquentées par les enfants d’une élite volontiers internationale.
Les voitures «propres» ont du succès en Suisse. En 2019, la part des véhicules électriques, hybrides, à gaz et à hydrogène a atteint 13,1% des ventes. C’est la première fois que la barre des 10% est franchie.
La tendance devrait se poursuivre en 2020, selon l’association des importateurs automobiles. Depuis le 1er janvier en effet, la limite des émissions de CO2 a été abaissée à 95 grammes par kilomètre, contre 130 jusqu’ici.
Mais malgré cela, les Suisses continuent à aimer les 4×4, dont le succès ne va pas vraiment dans le sens d’une réduction de la pollution. L’an dernier, ils ont représenté un peu plus de la moitié des 311’000 véhicules vendus dans le pays.
- L’articleLien externe de la RTS
- En mars 2018, à l’occasion du Salon de l’auto, mon collègue Olivier Pauchard rappelait le goût des Suisses pour les voitures grosses et puissantes
Et un clin d’œil pour terminer, avec une gentille dose d’ironie parisienne sur les vœux de Nouvel An de Simonetta Sommaruga.
Sophia Aram, chroniqueuse à France Inter, brocarde la présidente de la Confédération et son message enregistré depuis sa boulangerie. Pas sûr qu’on en rie aussi longtemps que du fameux «rire, c’est bon pour la santé» de Johann Schneider-Ammann en 2016, mais cela vaut tout de même le détour.
«La Suisse, le pays des gens heureux», le billetLien externe de Sophia Aram, sur France Inter
L’allocutionLien externe originale de Simonetta Sommaruga
Pour mémoire: l’allocutionLien externe de Johann Schneider-Ammann sur les vertus du rire
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