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Nous voici confrontés à un choix vieux comme l’humanité: chacun pour soi ou tous pour chacun.

Un dilemme aiguisé par la pandémie mondiale. Dans le premier temps de la crise sanitaire, les égoïsmes nationaux semblaient dominer, y compris en Europe. Mais plus le temps passe, plus l’impératif de solidarité s’impose pour surmonter l'épreuve globale. Reste à savoir si cette tendance va se renforcer et perdurer par la suite, y compris face aux dérèglements climatiques, environnementaux et sociaux.

Il en va de la survie de l’espèce humaine, dit le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Bonne lecture,

avion ambulance
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Une trentaine de patients français gravement atteints du Covid-19 sont actuellement soignés dans des hôpitaux suisses. Nombre d’entre eux proviennent des hôpitaux de Mulhouse et de Colmar, totalement débordés par la crise du coronavirus.

Pour décharger les hôpitaux alsaciens, qui accueillent plus de 4000 malades, dont près de 900 en réanimation, les évacuations vers d’autres régions françaises moins touchées se multiplient. En ambulance, en hélicoptère, en avion militaire ou en train sanitaire, des dizaines de patients sont transférés quotidiennement dans des convois spectaculaires jamais vus depuis 1945.

Une élue locale, Brigitte Klinkert, première femme à diriger le Conseil départemental du Haut-Rhin a également demandé l’aide de l’Allemagne, du Luxembourg et de la Suisse pour désengorger les hôpitaux alsaciens. «On a beaucoup parlé des frontières qui se fermaient avec l’arrivée du coronavirus. Cette solidarité est un contre-exemple fantastique. Grâce à cette coopération transfrontalière, des vies sont sauvées», se félicite Brigitte Klinkert.  

machine outil
© Keystone / Gaetan Bally

Face à une économie immobilisée, un nombre croissant d’entreprises recourt au chômage partiel pour éviter les licenciements. Ma consœur Marie Vuilleumier explique les tenants et aboutissants de cet instrument anti-crise.

Le constat. De nombreuses activités économiques sont touchées de plein fouet par la pandémie. Cela en raison de la fermeture des établissements publics et des commerces non indispensables, mais aussi du bouclage des frontières et des restrictions de déplacements imposées à la population. Jusqu’à présent, les autorités suisses ont reçu 1,17 million de demandes de chômage partiel, ce qui représente 19% des travailleurs actifs.

Les bénéfices. Une analyse menée entre 2009 et 2015 par le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich a démontré les effets bénéfiques de cet outil: il a empêché durablement des licenciements et il a permis aux entreprises de sauvegarder au moins 10% de leurs places de travail tout en conservant de précieux savoir-faire.

Phnom Penh
SWI-Frédéric Burnand/Phnom Penh

De nombreux Suisses expatriés se sont retrouvés coincés par les restrictions de voyages et les fermetures de frontières, que ce soit pour rentrer au pays ou retourner dans leur lieu de résidence.

Pour en savoir plus, ma consœur Melanie Eichenberger s’est entretenue avec Nicole Töpperwien, directrice de Soliswiss, une coopérative d’entraide pour les Suisses de l’étranger créée en 1958. Nicole Töpperwien évoque les nombreuses situations qui sont apparues avec l’expansion du Covid-19 et les diverses solutions pour y répondre.

Bon à savoir: en cette période de crise liée au coronavirus, Soliswiss conseille également les non-membres de la coopérative.

carte
COVIDTRACKER

Repérer les foyers de contagion du coronavirus en Suisse, c’est désormais possible. Des étudiants en informatique chapeautés par l’ancien médecin cantonal bernois Jan von Overbeck ont mis au point une carte interactive alimentée directement par la population via un questionnaire anonymisé.  

Dénommé COVIDTRACKER, littéralement «pourchasseur de virus», le site est actif depuis une dizaine de jours. Et plus de 150’000 personnes ont déjà fourni les informations permettant de visualiser une première carte des foyers contagieux ce 30 mars, détaille mon confrère Alain Meyer.

À défaut de tests individuels généralisés – une mesure fortement recommandée par l’OMS – ces nouvelles données doivent permettre d’obtenir «une image différenciée de la situation», souligne Jan von Overbeck. 


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