La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
Réunion

Aujourd’hui en Suisse

Chers abonnés,

La Suisse, comme ses voisins, vit à l’heure du déconfinement. Mais la pandémie de Covid-19 continue de sévir dans le monde, en particulier sur le continent américain, au nord comme au sud. Et de nouveaux foyers d’infection apparaissent, notamment à Pékin.

Mieux préparés, les Etats cherchent désormais à repérer au plus vite ces nouveaux foyers pour éviter une deuxième vague incontrôlée. C’est la direction choisie par la Suisse, qui ne connaît qu’un faible nombre de nouveau cas confirmés.

Basée en Suisse, l’OMS s’avère toujours indispensable pour gérer la pandémie mondiale, malgré les critiques à son encontre. Une problématique sur laquelle nous revenons aujourd’hui.

Bonne lecture, 

OMS
Keystone / Fernando Bizerra Jr

Historien spécialiste de la politique sanitaire mondiale, Thomas Zimmer relève dans un entretien à swissinfo.ch que la pandémie de Covid-19 a déclenché trois crises qui s’entremêlent: sanitaire, économique, politique. D’ampleur variable selon les pays, cette triple crise incite certains Etats à désigner un coupable pour sauver la face.

Institution sous-dotée, l’OMS n’est pas non plus des mieux outillée pour diriger la réponse des Etats à cette pandémie aux effets inédits. C’est donc un coupable tout désigné pour ceux qui veulent expliquer une situation et une maladie en développement et pleine d’inconnues.

Reste que l’ensemble des 196 Etats membres ont adopté le Règlement sanitaire international (RSI) révisé en 2005. «On s’intéresse à la Chine, mais de fait, presque tous les Etats de la planète ont violé le RSI», déclare le Directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève, Antoine Flahault, à mon confrère Stéphane Bussard du quotidien Le Temps.  

Faut-il donc donner plus de pouvoir à l’OMS via le RSI? «Dans une ère de souverainisme et de nationalisme exacerbés, renforcer le RSI reste une gageure», constate Stéphane Bussard.


Parlement
Keystone / Peter Klaunzer

Malgré les critiques de la communauté internationale, la Chambre basse du Parlement suisse a accepté mardi de renforcer l’arsenal de mesures pour lutter contre le terrorisme, rapporte ma consœur Katy Romy.


«Plutôt que de punir l’acte terroriste, on en arrive presque à punir l’intention», lui dit Kastriot Lubishtani, doctorant au Centre de droit pénal de l’Université de Lausanne.

Le but juridique recherché, explique Katy Romy, est de permettre à la Suisse de ratifier le protocole additionnel à la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme, signé en 2015 par la Suisse. Objectif louable qui n’est contesté par personne. En revanche, sa mise en œuvre pose problème, la Suisse souhaitant aller plus loin que ce qui est exigé par le traité.

Le risque principal posé par cette législation est de condamner des comportements inoffensifs et des personnes innocentes. «On suppose qu’il y a une intention, mais on n’en est pas sûr, et plutôt que de punir l’acte, on en arrive presque à punir l’intention», note Kastriot Lubishtani.

Le débat n’est pas terminé, précise encore Katy Romy, puisque la Chambre basse examinera ce jeudi le second volet du projet, encore plus controversé que le premier.

Réunion
Keystone / Gian Ehrenzeller / Pool

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré ce mercredi à Kreuzlingen les ministres des affaires étrangères d’Autriche et du Liechtenstein ainsi que le vice-ministre-président du Bade-Wurtemberg. Au menu des discussions: la réouverture des frontières.

«La crise a montré toute l’importance des frontières ouvertes, non seulement pour l’économie, mais aussi pour les personnes. Il est essentiel que celles-ci puissent circuler librement entre les pays», a souligné le ministre suisse des affaires étrangères (DFAE).

Ignazio Cassis a aussi souligné la coopération «constructive et pragmatique» que les quatre pays ont entretenue pendant la crise, à l’unisson avec les ministres présents qui ont noté «la pertinence des mesures d’hygiène et de protection» qui ont été prises pour combattre la pandémie de coronavirus.

Après s’être entretenu mardi avec son homologue italien Luigi Di Maio au Tessin, Ignazio Cassis doit effectuer une visite dans la région frontalière avec la France le 26 juin prochain.

La pandémie a révélé «encore plus clairement» l’importance des régions frontalières et leur imbrication économique et sociale, dit le chef du DFAE. Avec un volume d’échanges de 35 milliards de francs, le Bade-Wurtemberg est le septième partenaire commercial de la Suisse. Le volume des échanges avec les régions autrichiennes du Tyrol et du Vorarlberg atteint six milliards de francs.

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision