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«On a décidé que le Suisse était riche et bien formé»

Les candidats à l’obtention du passeport rouge à croix blanche se pressent pour profiter des conditions actuelles, avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle procédure en 2018. Pour la députée socialiste Ada Marra, le «durcissement» des conditions de naturalisation «pose un problème identitaire» car il impactera, selon elle, les pauvres et les personnes à faible niveau d'éducation. 

Ce contenu a été publié le 29 novembre 2017 - 08:59
swissinfo.ch/kr avec la RTS (Téléjournal du 28.11.2017)

Dès janvier 2018, les prétendants à la nationalité suisse devront, notamment, ne pas avoir bénéficié de l'aide sociale les années précédant la demande et être aptes à communiquer par oral et écrit dans une langue nationale. 

Les chiffres montrent une augmentation des demandes de naturalisation. Les candidats se sont pressés pour bénéficier encore de la loi actuelle. Pour la seule ville de Lausanne (canton de Vaud), le nombre de naturalisation a augmenté de 60% cette année. 

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Avec ce changement de loi, «on a décidé que le Suisse était riche et bien formé», a fait valoir Ada Marra dans le 19h30 de la RTS mardi. Le Parlement avait approuvé en 2014 une réforme de la naturalisation sur le point d'entrer en vigueur. Elle équivaut à «un durcissement», selon la conseillère nationale socialiste. 

Ce sont ces deux aspects que dénonce la députée vaudoise. D'une part, «on ne peut pas déposer de demande si on est pauvre» et donc à l'aide sociale, note Ada Marra. De l'autre, l'introduction du test écrit va «éliminer des personnes qui dans leur propre langue ne savent ni lire, ni écrire», poursuit-elle.

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