FIFA: cinglante réplique de Sepp Blatter

Sepp Blatter passe à l'offensive. Keystone

Lassé des attaques mettant en cause son intégrité, Sepp Blatter est passé à l'attaque, regrettant qu'on cherche à l'abattre avant le Congrès de Séoul.

Ce contenu a été publié le 14 mai 2002 - 20:26

Pour Sepp Blatter, la coupe est pleine à deux semaines exactement du congrès de Séoul attendu avec impatience, où il sera opposé à Issa Hayatou, son rival camerounais, pour briguer la présidence de la FIFA pour quatre nouvelles années.

Le patron de la FIFA en a assez de prendre des coups sans répliquer. «Cela fait des mois que je suis sur la défensive et qu'au lieu de promouvoir le football, je suis obligé de répondre à des attaques insidieuses.»

«On cherche à m'abattre.»

Aux yeux du Haut-Valaisan, la tactique employée par ses rivaux se veut très claire. «On ne peut plus parler de campagne hostile ou de démontage systématique, a-t-il clamé mardi en son siège zurichois de la FIFA. On cherche à m'abattre pour me rendre inéligible avant le Congrès de Séoul.» Où ses chances de réélection apparaissent jusqu'à nouvel avis assez grandes.

Sepp Blatter s'est montré peu impressionné par la plainte pénale déposée contre lui pour pratiques malveillantes par 11 des 24 membres comité exécutif, dont cinq vice-présidents. «Tout le monde peut porter plainte, cela ne signifie pas pour autant que vous êtes mis en examen, la nuance est de taille», se défend-il.

Bref, Sepp Blatter est lassé de devoir constamment parer les assauts du président et du directeur exécutif de l'UEFA, Lennart Johansson et Gerhard Aigner, ses ennemis les plus farouches. Mais aussi ceux des vice-présidents, le Sud-coréen Chung Mong-joon et le Camerounais Issa Hayatou, et ceux du secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen.

«Le mal est fait»

«Ces gens-là n'ont toujours pas digéré mon élection en 1998 et tentent à nouveau de me déstabiliser, précise Sepp Blatter. Avec cette fois-ci les services opérant depuis l'intérieur, M. Zen-Ruffinen. Leur scénario est très bien monté, mais cela ne marchera pas. Leur pratique de lancer des accusations sans preuves est malsaine. La vérité finira par s'établir, mais le mal est fait.»

Et c'est l'ensemble du milieu qui en pâtit. «Il est désolant de constater que la Coupe du monde débute dans 17 jours et que personne ne parle football», regrette le président, qui n'a pas non plus épargné Issa Hayatou. «Dire qu'il parlait de campagne entre gentlemen, nous en sommes vraiment bien loin. Il s'est abaissé aux mêmes stratagèmes que ses alliés.»

swissinfo/Jonathan Hirsch

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