
Sommet de l’OMC: la délégation suisse est à Seattle
Au menu des rencontres de la délégation de dix-huit personnes emmenée par le ministre de l’Economie Pascal Couchepin: les ONG, l’agriculture et l’Europe des Quinze.
Au menu des rencontres de la délégation de dix-huit personnes emmenée par le ministre de l’Economie Pascal Couchepin: les ONG, l’agriculture et l’Europe des Quinze.
C’est un petit miracle que les officiels suisses ont pu découvrir en arrivant ce dimanche dans la capitale de l’Etat de Washington: il faisait grand beau, alors que Seattle, entourée de montagnes, est réputée pour ses pluies permanentes.
Les Suisses, comme les autres délégations qui sont arrivées tout au long du week-end, ont donc pu admirer sous son meilleur jour cette ville à la fois prospère et rebelle, branchée sur le monde et ancrée dans son terroir.
Seattle semble parfaitement assumer ces contradictions qui sont également celles du sommet de l’OMC et du contre-sommet organisé par des opposants particulièrement actifs.
Pascal Couchepin doit d’ailleurs rencontrer, ce lundi, les représentants des ONG suisses présentes à Seattle. Syndicat (USS), organisation patronale (le Vorort), banquiers (ASB), agriculteur (USP), ou tiers-mondiste. Les principales organisations suisses ont en effet toutes envoyé un représentant dans ce qui sera, tout au long de cette semaine, la capitale de la planète.
La délégation helvétique doit rencontrer également Pascal Lamy, le commissaire européen au commerce. Elle doit enchaîner avec une réunion des pays qui défendent la multifonctionnalité de l’agriculture, à savoir l’Union européenne, la Norvège, le Japon et la Corée du Sud.
Et ce n’est là qu’une partie des multiples activités que la délégation déploie et déploiera tout au long de la semaine à Seattle. Un activisme à la mesure des défis qui attendent l’ensemble des participants.
Prévu pour célébrer une déclaration négociée et élaborée à l’avance, le sommet ministériel de Seattle, qui s’ouvre officiellement ce mardi, est dans l’impasse. Et son issue est suspendue au talent de ses négociateurs.
Les opposants à l’OMC, très actifs également, sont en passe, eux, de réussir leur contre-sommet. Raison supplémentaire pour l’OMC de tout faire pour sauver ce sommet du naufrage.
Frédéric Burnand

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