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Un Suisse dans le collimateur de la justice allemande

Josef Ackermann pourrait présider le conseil d’administration de la Deutsche Bank en 2002. Keystone Archive

Le Ministère public de Düsseldorf enquête sur d'éventuels pots-de-vin versés à une partie de l'ancienne direction de Mannesmann. Des soupçons pèsent aussi sur le Suisse Josef Ackermann, membre du conseil d'administration de la Deutsche Bank, et ancien membre du conseil de surveillance de Mannesmann.

L’affaire porterait sur 1’équivalent de 128 millions de francs suisses. Au printemps dernier, la société britannique Vodafone rachetait l’entreprise de télécommunication allemande Mannesmann après de longues et difficiles négociations.

Quelques jours auparavant, le 27 mars, le conseil de surveillance de Mannesmann aurait réparti une somme d’environ 48 millions de francs à d’anciens membres de la direction. Or le Suisse Josef Ackermann faisait partie de ce conseil, tout comme le chef du syndicat IG-Metall Klaus Zwickel.

Enquête élargie

La semaine dernière, le Ministère public de Düsseldorf a mis sur pied une commission ad hoc chargée d’enquêter sur cette présumée affaire de corruption.

Si au départ elle s’est surtout intéressée aux anciens directeurs de Mannesmann et de Vodafone, la commission a étendu ses recherches aux membres du conseil de surveillance de l’époque, entre autres Klaus Zwickel et Josef Ackermann.

Dans un communiqué, IG-Metall a immédiatement démenti toute implication de son chef dans cette affaire, précisant que les indemnités en question n’avaient rien à voir avec le rachat de l’entreprise.

En ce qui concerne Josef Ackermann, la Deutsche Bank n’a fait aucun commentaire. Mais, selon la presse allemande, l’actuel membre du conseil d’administration de la Deutsche Bank serait dans le collimateur de la justice depuis quelque temps déjà.

Reste à savoir si ces démêlés judiciaires auront des conséquences sur la carrière de Josef Ackermann. L’économiste suisse est pressenti pour reprendre la présidence du conseil d’administration de la banque en 2002.

Germaine Müller, Berlin

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