Journée suisse à la CeBIT 2001

La CeBIT réunit cette année à Hanovre 8100 exposants, dont 112 suisses. Keystone

Les entreprises suisses sont moins nombreuses que l'an dernier à participer à la CeBIT d'Hanovre. Au nombre de 112, contre 126 en 2000, elles s'exposent dans la cité allemande à l'heure où informatique et télécommunications évoluent dans la morosité. Lundi, à l'occasion de la journée suisse, le Conseiller fédéral Pascal Couchepin doit présenter les atouts de la place économique helvétique.

Ce contenu a été publié le 26 mars 2001 - 08:38

La grande foire devrait accueillir plus de 750 000 visiteurs jusqu'à mercredi, dont 90 % de professionnels de la branche. Plus importante manifestation du genre de par le monde, la CeBIT réunit cette année 8100 exposants en provenance de 62 pays, soit 200 de plus que pour l'édition 2000.

L'optimisme, voire l'enthousiasme, des organisateurs contraste pourtant avec un secteur des techniques de l'information qui évolue dans un climat morose. Depuis quelques mois, les grands groupes multiplient les licenciements et autres révisions à la baisse de leurs prévisions de résultats, sans oublier la chute des cours boursiers.

Les géants des techniques de l'information subissent de plein fouet le ralentissement observé notamment aux Etats-Unis. Ainsi, l'équipementier téléphonique suédois Ericsson a anticipé des pertes avant impôts comprises entre 675 et 839,1 millions de francs pour le 1er trimestre 2001.

Globalement, le tassement de la demande affecte par ricochet les fabricants de composants passifs, l'un des éléments des semi-conducteurs utilisés dans la téléphonie mobile. A l'instar du groupe biennois Mikron, dont la division Infocom, pour qui Ericsson est le principal client, plombe les résultats.

De plus, les incertitudes entourant la mise en place de la téléphonie mobile de 3e génération UMTS renforcent le sentiment général de morosité, même si le boom du portable classique demeure. Et la situation n'est guère plus réjouissante dans l'informatique.

A Hanovre, les entreprises helvétiques sont présentes depuis jeudi dernier dans quatre halles en quatre site communs d'expositions, organisés par l'Office suisse d'expansion commerciale (OSEC). Un stand décrit particulièrement la Suisse en tant que lieu de haute technologie.

La plus importante foire mondiale de la bureautique et de la technologie de l'information est d'ailleurs placée sous le thème de «Switzerland: From Heidi-Land to High Tech-Land».

Lors de la journée suisse de lundi, Pascal Couchepin, ministre de l'économie, doit relever les points forts qui ont permis à la Suisse de rester un pays d'exportation, du savoir et de la technologie. Il doit expliquer aussi son attractivité pour les entreprises étrangères et helvétiques.

Un message de bienvenue doit en outre être prononcé par Thomas Borer, ambassadeur de Suisse à Berlin. Par ailleurs, Monsieur Nick Hayek Junior, représentant les entreprises suisses de haute technologies, doit présenter la stratégie Internet du groupe Swatch.

Autre fait marquant de la foire, le groupe de télécommunication bernois Ascom a annoncé ce week-end qu'il allait lancer dès avril la production en masse de ses systèmes Powerline pour connexions internet via la prise électrique.

La nouvelle technologie a été testée avec succès lors de 16 essais menés dans le monde entier et est mûre pour la commercialisation, a affirmé son patron, Urs Fischer. Ascom a notamment passé un contrat avec le distributeur d'électricité allemand RWE.

swissinfo avec les agences

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