Le chaos s'installe au Gothard

Tellement nombreux au Gothard, les camions ont dû être déviés sur le San Bernardino. Keystone

Le trafic s'est engorgé comme prévu lundi à l'entrée sud du Gothard. Le détournement des poids lourds vers le San Bernardino n'a pas été du goût des Grisons.

Ce contenu a été publié le 07 janvier 2002 - 22:16

«Tout se passe exactement comme nous l'avions prévu» a lancé, amer, Marco Guscio, chef de la police routière, à l'ats. L'aire de parcage de cinq kilomètres installée à Quinto pour les camions en attente a rapidement été saturée. Le trafic lourd a été dévié de 13 à 17 heures sur la route du San Bernardino.

Le conseiller d'Etat grison Stefan Engler a critiqué les mesures de régulation de la circulation, qui ne peuvent fonctionner selon lui que si le système est pris en main avec tout le sérieux nécessaire. Depuis la réouverture du Gothard le 22 décembre, les camions circulent dans un sens, en alternance toutes les deux heures.

Aires d'attente insuffisantes

Si le canton du Tessin se contente de dévier le trafic lourd, sans concertation préalable, on peut douter des modalités d'application du système, estime le conseiller d'Etat grison. Les bouchons à l'entrée du tunnel montrent que les aires de délestage du Tessin sont insuffisantes.

Les Grisons vont évaluer la nouvelle situation de la circulation, a précisé M. Engler. Ils vont tenter de discuter avec les autorités tessinoises et envisagent d'imposer des changements d'itinéraire aux camions qui emprunteront la route du San Bernardino.

Sur l'A13, au sud du tunnel du San Bernardino, des bouchons d'une longueur atteignant six kilomètres se sont formés avant la déviation mise en place par la police tessinoise entre Soazza et Lostalla.

Comportements irresponsables

En plus des difficultés routières, le Tessin s'inquiète du comportement de certains camionneurs. Une dizaine d'amendes sanctionnent chaque jour des conducteurs pour dépassements interdits, excès de vitesse ou non-respect de la distance de 150 mètres prévue entre deux camions.

«Nous manquons de personnel et n'avons donc pas assez de patrouilles sur le terrain», regrette Marco Guscio. «Nous infligerions des centaines d'amendes si nous en avions les moyens.»

Pour sa part, le Département fédéral des transports (DETEC) s'est refusé à commenter la situation. Le concept actuel du trafic sera affiné une fois la situation examinée, a déclaré la porte-parole Claudine Godat.

swissinfo avec les agences

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