La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Colombo veut contrer une enquête de l’Onu

Après sa victoire sur la rébellion séparatiste des Tigres tamouls, le Sri Lanka cherche à contrecarrer l'ouverture d'une enquête sur de possibles crimes de guerre commis durant la dernière phase du conflit contre la guérilla tamoule.

A Genève, le Sri Lanka a présenté vendredi au Conseil des droits de l’homme de l’ONU un projet de résolution affirmant le principe de «non ingérence» dans ses affaires intérieures ainsi que le respect de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de son indépendance.

Ce texte qui a reçu le soutien de douze pays (Chine, Inde, Pakistan, Bahreïn, Bolivie, Cuba, Egypte, Indonésie, Malaisie, Nicaragua, Philippines, Arabie saoudite) a pour cadre la session extraordinaire sur le Sri Lanka que tiendra dès mardi prochain le Conseil des droits de l’homme. Une réunion convoquée à la demande de l’Allemagne au nom de l’Union européenne (UE) et soutenue par 17 pays dont la Suisse.

Désireux d’obtenir une enquête sur les allégations de crimes de guerre, des diplomates occidentaux préparent de leur côté leur propre résolution. Ils anticipent une opposition de la part de pays du Sud majoritaires au sein du Conseil des droits de l’homme qui compte 47 membres.

De son coté, la Haut commissaire de l’Onu pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a souhaité la semaine dernière qu’une enquête indépendante soit ouverte sur les actions menées par les belligérants dans le réduit où s’est jouée la fin du conflit.

De son coté, le secrétaire général de l’ONU s’est rendu samedi dans un camp de réfugiés déplacés par les derniers combats entre l’armée sri-lankaise et les séparatistes tamouls. Ban Ki-moon a exhorté le pouvoir à faciliter l’aide humanitaire et prôné un processus de réconciliation politique.

L’ONU, les Etats-Unis et des organisations humanitaires se plaignent des restrictions imposées à l’entrée des camps de déplacés qui comptent environ 300’000 personnes.


swissinfo.ch et les agences

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision